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JDD n°55 - Mai 2026


Tourisme et gestion durable


Eau et tourisme : affronter les nouvelles vulnérabilités des territoires 


La France est la première destination touristique mondiale avec plus de 100 millions de visiteurs internationaux par an et un tourisme intérieur très important. Au rythme de ses pics d'affluence, le tourisme structure la vie de nombreux territoires qu'ils soient urbains ou ruraux, de haute montagne ou littoraux. De nombreuses collectivités ont cherché à développer leur attractivité touristique pour favoriser le développement local. Cependant, le secteur touristique doit relever des défis écologiques majeurs dont le défi de la ressource en eau.

Les territoires doivent concilier le tourisme avec la rareté de l'eau. En effet, certains territoires, comme les Pyrénées-Orientales ou les Landes, enregistrent une augmentation de plus de 24 % de leur consommation d'eau en raison de l'afflux de visiteurs l'été.


D’autres stations balnéaires sur la façade atlantique voient leur population tripler en été soumettant leur ressource à des tensions significatives.


Il est nécessaire de développer des solutions locales adaptées aux besoins de chaque territoire. Pour saisir les opportunités de développement et d’attractivité, les territoires touristiques et les acteurs du secteur doivent repenser en profondeur leur approche de leur gestion de l’eau afin d’opérer une transition vers un tourisme plus résilient. Plusieurs solutions existent pour permettre à ces acteurs de s’adapter et de gagner en résilience.


Pour les acteurs du tourisme


Le secteur touristique pourrait lancer des analyses visant à réduire des consommations d’eau. Cela passe notamment par : 


  • le développement d’activités et d’infrastructures moins gourmandes en eau ; la promotion d’une végétalisation économe (choix d’espèces adaptées au climat local) ; 

  • l’investissement dans les technologies d’économie d’eau (réseaux d’eau performants, systèmes de recyclage et de réutilisation des eaux usées...) ;

  • la sensibilisation et l’accompagnement des touristes vers l’adoption d’éco-gestes, la promotion d’un tourisme plus sobre et respectueux de l’environnement ainsi qu’une meilleure information sur les risques climatiques et leurs impacts  essentiels pour faire évoluer les comportements. 


Des solutions à mettre en place par les collectivités locales


Il s’agit de définir une politique touristique adaptée au contexte de raréfaction de la ressource en eau. La diversification saisonnière permet, à titre d’exemple, une meilleure répartition de la fréquentation touristique sur l’ensemble de l’année et atténuerait ainsi les pics de pression sur la ressource en eau durant les mois d’été, traditionnellement les plus critiques. Cela implique de valoriser les atouts des destinations en dehors de la haute saison estivale. 


Il est aussi nécessaire de mettre en place une véritable politique de l’eau, avec : 

  • une gouvernance efficace pour planifier localement la gestion de l’eau : la mise en place de schémas de gestion des sécheresses à l’échelle territoriale, concertation accrue entre les différents acteurs consommateurs d’eau (tourisme, agriculture, énergie, etc.) et un système clair de priorisation des usages en cas de pénurie.

  • la mise en oeuvre de solutions pour explorer de nouvelles ressources en eau (réutilisation d’eaux usées traitées, dessalement d’eau de mer, transferts d’eau entre bassins...) et la réhabilitation des écosystèmes aquatiques (zones humides, rivières) peuvent également être envisagées, en complément des efforts d’économie d’eau. 


Une approche multidimensionnelle et locale, associant l’ensemble des parties prenantes est indispensable 


Afin de relever ces défis et assurer la pérennité de ce secteur économique majeur, tout en préservant la ressource en eau des territoires concernés, il est nécessaire de mettre en place : 

  • une offre touristique plus résiliente et durable qui intègre la gestion de l’eau comme élément central de la stratégie d’adaptation ;

  • une nécessaire collaboration entre les différents acteurs ;

  • une sensibilisation des touristes. 


L’enjeu majeur est celui de la planification. Le défi est de pouvoir anticiper au maximum pour hiérarchiser le déploiement des différentes solutions dans leur diversité et de leur complémentarité.


C’est pourquoi, il semble nécessaire de :


  • tendre vers la sobriété via un ensemble de solutions permettant aux acteurs de : 

    • réduire leur empreinte eau : diagnostics pour évaluer les  enjeux, télérelève pour piloter et sensibiliser les consommateurs ;

    • mieux anticiper l’impact du dérèglement climatique sur la ressource (PrédiNappe, Scorecard resilience eau...) ;

    • sensibiliser l’ensemble des acteurs à leurs comportements.


  • explorer les solutions alternatives comme le stockage dans les nappes ou la réutilisation des eaux usées et en dernier recours, sont envisager le dessalement d’eau de mer.




C’est dans ce cadre que Veolia s’inscrit afin de sécuriser durablement les territoires touristiques face à la rareté de la ressource en eau.


Déchet et tourisme : les principales problématiques rencontrées par les territoires


La gestion des déchets dans les zones touristiques est confrontée à des défis spécifiques, principalement en raison de l'exigence de service très élevée et des contraintes opérationnelles qui en découlent. Pour garantir un cadre de vie agréable, la visibilité des déchets doit être minimale, et l'instantanéité des signalements (souvent amplifiée par les réseaux sociaux) impose une réactivité immédiate et une obligation de résultat forte. Cette exigence est cependant souvent en décalage avec les structures de coûts standardisées.


Un autre défi majeur réside dans la gestion de l'imprévisibilité et la nécessité d'adapter constamment les moyens. L'évolution rapide des flux de fréquentation, influencée par la diversité des hébergements, les changements de comportements des touristes (parfois caractérisés par une certaine "négligence"), les nouvelles offres de tourisme (y compris le tourisme à la journée) et même les variations météorologiques, rend l'anticipation des besoins humains et matériels cruciale.


Enfin, la saturation des Points d'Apport Volontaire (PAV) et des points de regroupement constitue un enjeu critique. Leur nombre et leur densité ayant récemment augmenté, la gestion des débordements est un problème récurrent. Le taux de remplissage est souvent extrêmement rapide (une borne verre pouvant nécessiter quatre collectes par jour, et la saturation pouvant survenir moins de deux heures après la vidange), rendant difficile pour la collectivité d'accepter ces débordements.


Défis de la gestion durable en territoire touristique


Les enjeux majeurs rencontrés dans la gestion des territoires touristiques sont multiples :


  • Ressources humaines et hébergement : La difficulté à recruter des saisonniers et à leur proposer un hébergement adéquat.

  • Gestion des activités commerciales : L'encadrement des commerces et des points de restauration, qu'ils soient fixes ou mobiles.

  • Sensibilisation et communication : Nécessité de coordonner une multitude d'acteurs directs et indirects, de déployer des outils multilingues et de rétablir une présence humaine sur le terrain (ambassadeurs, points relais) malgré des contraintes budgétaires.

  • Coordination des compétences et des prestations : La difficulté d'articuler les actions entre les compétences partagées (intercommunalité pour les déchets, communes pour la propreté urbaine) et le fractionnement des prestations qui limite la mutualisation des moyens de contrôle et d'intervention.

  • Incivilités et dépôts sauvages : L'augmentation des incivilités et des dépôts sauvages (phénomène qui dépasse les seuls territoires touristiques), entraînent des constats et des interventions de plus en plus coûteuses, ainsi que la question de l'application effective des sanctions.

  • Nuisances et transition énergétique :

    • Lutte contre les nuisances sonores;

    • Décarbonation des flottes de véhicules utilisées pour la collecte des déchets et la propreté urbaine.

  • Adaptation réglementaire : L'ajustement des cadres réglementaires aux spécificités des réalités territoriales.


Les bonnes pratiques et solutions innovantes mises en place par Veolia


  • L’anticipation des moyens humains. Exemple à travers le forum emploi inversé en Bretagne mis en oeuvre avec succès depuis deux ans sur le principe suivant :

    • 1 à 2 mois avant le démarrage de la saison estivale nous faisons venir sur une journée toutes les sociétés d’intérim, France Travail et les missions locales pour l’emploi pour présenter nos métiers, nos matériels et nos besoins sur le contrats de Lorient agglomération.

    • Environ 30 à 40 personnes viennent directement accompagnés par le référent de la société d'intérim. Résultat : nous trouvons les meilleurs profils avec les compétences adaptées à nos différents postes.

    • Hébergement : convention à venir avec la collectivité qui met à disposition des logements sur l’ïle de Groix par exemple.


  • La gestion des débordements autours des points d’apport volontaire et de regroupement (plusieurs types d’actions) : 

    • Implantation optimisée et renfort : outil d’aide à  l’implantation, sonde de remplissage et analyse       data/cartographique de la performance de chaque implantation (ex sur les contrats des  Communauté d’Agglomération de Privas Centre Ardèche et de Quimper Bretagne Occidentale).


  • Bornes compactrices mises en place en centre ville de Quimper et bornes compactes design bois/pierre locale, sans génie civil, installées juste pour la haute saison dans les îles en PACA, modèle énergie solaire (capteurs de remplissage + compactage).


  • Prestations de nettoyage aux pieds des bornes avec  lavage/désinfection dans un rayon souvent de 2 m. Une astreinte avec des équipes d’intervention mobiles fonctionne sur les contrats Communauté d’Agglomération  d’Auray Quiberon Terre Atlantique,  de Sophia Antipolis et de la Riviera Française.


  • La gestion des commerçants et de leurs jours d’approvisionnement (livraisons) :

    • Accompagnement des professionnels (bars, restaurants, hôtels) pour leur fournir des contenants adaptés, former leurs équipes et optimiser leurs pratiques de tri (Cannes).

    • Adaptation d’une collecte en vélo cargo des cartons dans le centre ville de Quimper en correspondance avec les deux principaux jours de livraisons des commerçants.


  • La sensibilisation et la communication : 

    • Campagnes de communication estivales multilingues, pédagogiques, à destination des touristes et des résidents temporaires, pour rappeler les bons gestes de tri (Port Cros et Hyères).

    • Tests sur retraits de corbeilles, sacs et portes sacs pour obliger l’usager à rapporter ses déchets : débat régulier moins ou plus d’équipements (ex plages de Marseille), les élus sont souvent réticents au retrait des équipements.


  • Lutter contre les nuisances sonores : 

    • Collecte silencieuse de nuit, grâce à des équipements spéciaux et des horaires adaptés pour ne pas perturber les riverains.




Le diagnostic territoire touristique by Veolia


Le lien entre le tourisme à fortes variations de population, la gestion des déchets et la propreté urbaine est envisagé par Veolia selon un diagnostic territoire touristique avec de multiples critères parmi lesquels : 

  • le type de zone touristique (littorale, montagneuse, évènementielle, culturelle, autre) qui génère différents profils de touristes et de comportements ayant des impacts directs tant sur les quantités de déchets produites que sur leur nature;

  • l’analyse du type d’habitat permanent et la répartition entre résidences secondaires, le nombre de lits d’hôtels, le nombre de places de campings pour 1000 habitants et le nombre de logements en Airbnb. La nature et la quantité de déchets sont souvent très différentes en fonction du type de logement (exemple : seuls les résidents permanents et les résidents secondaires apportent en déchetterie);

  • l’analyse des plates-formes digitales de location saisonnière impactant le territoire pour ensuite intégrer une information sur la gestion des déchets dans leur zone de séjour;

  • l’analyse et la transposition cartographique des activités professionnelles telles que le commerce de bouche permanent ou éphémère (guinguette provisoire, foodtrucks,...), de détail et des marchés forains (souvent à fréquence renforcée et nombre d’exposants augmentés) ; 

  • une cartographie des parties prenantes de l’économie sociale et solidaire (ESS), des associations (ex UMIH) et des logisticiens du dernier km pour envisager des schémas coopératifs sur la prévention, le réemploi et la reverse logistique déchets ;

  • l’analyse des derniers rapports annuels des offices de tourisme pour quantifier les variations d’occupation en fonction du calendrier (congés, WE prolongés), des durées de séjour et de la météo ; 

  • la quantification de l’impact environnemental du tourisme : surproduction de déchets, dépôts de rues sauvages, pression sur la ressource en eau, qualité air...;

  • l’analyse de la gouvernance intercommunalité/communes membres sur la répartition des compétences gestion des déchets et nettoiement.




JDD n°55 - Mai 2026


Simon Houdebert, Adjoint au maire de Vendôme en charge des finances et collaborateur de groupe au Sénat
Simon Houdebert, Adjoint au maire de Vendôme en charge des finances et collaborateur de groupe au Sénat

De Gaulle en famille, par Mathieu GEAGEA 


Publié il y a quelques jours, De Gaulle en famille propose une approche originale de la figure de Charles de Gaulle en se concentrant sur sa vie privée. L’historien Mathieu Geagea ne livre pas une biographie politique classique, mais explore le rôle fondamental de la famille dans la construction de l’homme d’État. L’ouvrage montre que les valeurs du général – discipline, sens du devoir, autorité – prennent racine dans son éducation familiale. L’influence de ses parents, notamment l’érudition de son père et la piété de sa mère, façonne profondément son caractère. Ses relations avec ses frères et sœur révèlent déjà une personnalité dominante. Le livre s’attarde également sur sa vie d’époux et de père. Le rôle d’Yvonne de Gaulle et l’importance de ses enfants, notamment sa fille Anne atteinte de handicap, illustrent un homme marqué par des épreuves intimes vécues dans la discrétion. Mathieu Geagea met en lumière l’implication de toute la famille durant la Seconde Guerre mondiale, entre engagement dans la Résistance et déportation. Ainsi, l’auteur montre que la sphère familiale constitue le socle du gaullisme : elle éclaire autrement ses choix politiques et humanise une figure souvent perçue comme distante.


Washington, le premier des américains, par Yves-Marie PÉRÉON


Publié en cette année des 250 des Etats-Unis, Washington : le premier des Américains est une biographie qui retrace la vie de George Washington, figure centrale de l’histoire des États-Unis. Yves-Marie Péréon y propose une analyse complète de cet homme souvent présenté comme un héros, en dévoilant aussi ses contradictions. L’ouvrage suit le parcours de Washington, depuis ses débuts modestes en Virginie jusqu’à son ascension comme commandant en chef durant la guerre d’Indépendance, puis comme premier Président des États-Unis. Il montre comment il devient progressivement une figure politique majeure, participant à la fondation de la jeune république. L’auteur insiste sur la complexité du personnage : derrière l’image officielle d’un homme froid et exemplaire se cachent des ambitions, des attachements personnels et des choix parfois ambigus. Le livre met également en lumière son rôle dans la construction d’un pouvoir républicain, fondé sur l’équilibre et le refus de la tyrannie. Enfin, Yves-Marie Péréon replace Washington dans un contexte plus large, en soulignant les tensions et les défis de la jeune nation américaine. Cette biographie permet ainsi de mieux comprendre les origines des États-Unis et les valeurs qui ont façonné leur système politique.


Les guerres des mers, par Nicolas VAUJOUR


Dans Guerres des mers, Nicolas Vaujour propose une analyse stratégique et historique des conflits maritimes, en montrant combien les océans sont au cœur des rivalités de puissance. L’auteur, chef d’état-major de la Marine, retrace l’évolution de la guerre navale, des grandes batailles classiques aux formes contemporaines de confrontation, marquées par la technologie, la dissuasion et la maîtrise des espaces maritimes. L’ouvrage met en évidence l’importance géopolitique des mers : routes commerciales, ressources énergétiques, câbles sous-marins et zones économiques exclusives. Dans ce contexte, les marines jouent un rôle central pour protéger les intérêts nationaux et projeter la puissance à l’échelle mondiale. L’auteur insiste aussi sur la montée des tensions dans certaines régions stratégiques, comme l’Indo-Pacifique. À travers une réflexion accessible mais rigoureuse, Nicolas Vaujour souligne les nouveaux enjeux de la conflictualité 

maritime : hybridation des menaces, militarisation croissante et compétition entre grandes puissances. Il montre que la mer reste un espace de liberté, mais aussi de rivalités croissantes. Ce livre offre ainsi une synthèse claire pour comprendre les défis maritimes actuels et futurs, en mettant en perspective histoire, stratégie et géopolitique.


Opération Duc de Windsor, par Antoine MICHELLAND


Dans Opération Duc de Windsor, Antoine Michelland explore un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale impliquant le duc de Windsor, ancien roi d’Angleterre sous le nom d’Édouard VIII. Après son abdication en 1936, ce dernier entretient des relations ambiguës avec l’Allemagne nazie, suscitant l’inquiétude du gouvernement britannique. L’ouvrage met en lumière une opération secrète orchestrée par les autorités britanniques visant à éloigner le duc de Windsor de l’Europe en guerre. Craignant qu’il ne soit manipulé par les nazis ou utilisé à des fins de propagande, Winston Churchill décide de le nommer gouverneur des Bahamas, une stratégie diplomatique autant que politique. À travers une narration vivante et documentée, l’auteur mêle faits historiques et analyse pour dévoiler les tensions politiques, les enjeux d’influence et les rivalités de pouvoir au sein de l’élite britannique. Le livre interroge également la notion de loyauté en temps de guerre et le poids des choix personnels sur le destin collectif. Accessible et captivant, cet ouvrage offre un éclairage original sur une figure controversée et sur les coulisses d’une opération méconnue, révélant les subtilités de la diplomatie en période de crise.


C’est Mozart qu’on assassine, par Éric REVEL


Dans son dernier ouvrage, Éric Revel propose une critique du bilan des deux quinquennats d’Emmanuel Macron. L’ouvrage analyse les principaux domaines de l’action présidentielle : économie, politique intérieure, diplomatie et société. Eric Revel affirme que le mandat de Macron est marqué par des incohérences, des renoncements et une communication qui masquerait les échecs. Selon lui, la promesse d’un « nouveau monde » n’a pas été tenue, et les politiques menées auraient accentué les fractures sociales et économiques en France. Le livre revient également sur les grandes crises du quinquennat (mouvement des Gilets jaunes, gestion économique, tensions internationales), en soulignant ce que l’auteur considère comme un manque de vision et de cohérence. Revel critique notamment la stratégie du « en même temps », qu’il juge inefficace et source d’instabilité politique. Enfin, la structure originale de l’ouvrage, inspirée des œuvres de Mozart, sert de fil conducteur à une analyse globale du pouvoir macronien, présenté comme une « tragédie » politique. Ce livre propose une lecture critique du macronisme, visant à dresser un bilan sévère de dix années de présidence.





JDD n°55 - Mai 2026



À Bourg-en-Bresse, les 2e Rencontres des Pros de Santé confirment la mobilisation du Département face aux tensions médicales et aux mutations du système de soins.


Le rendez-vous prend de l’ampleur. Jeudi 23 avril, à Ainterexpo Bourg-en-Bresse, 650 professionnels de santé ont participé à la deuxième édition des Rencontres des Pros de Santé. Un chiffre en nette progression, qui traduit à la fois l’intérêt du format et l’urgence des enjeux.


Organisée par le Département de l’Ain, en lien avec l’ensemble des acteurs du secteur — Ordres professionnels, établissements de santé, SDIS, CPAM, ARS — la journée s’est imposée comme un temps d’échange structurant pour le territoire.


Des enjeux concrets, des réponses à construire


Au cœur des discussions : l’évolution des pratiques et la pression croissante sur l’offre de soins. Trois tables rondes ont permis de poser les termes du débat : délégation d’actes, impact environnemental du soin, attractivité des métiers.


Des sujets techniques, mais directement liés au quotidien des professionnels comme des patients.


La diversité des ateliers proposés a prolongé ces échanges sur des thématiques très concrètes : santé mentale des jeunes, vieillissement, fin de vie, innovations numériques ou encore gestion des urgences. L’intervention du Dr Olivier Revol, consacrée aux nouvelles générations, a particulièrement retenu l’attention.


Un territoire confronté à une réalité tendue


Si la mobilisation est forte, c’est aussi parce que la situation l’exige. Dans l’Ain, comme dans de nombreux territoires, l’accès aux soins se fragilise : 15 % des habitants n’ont pas de médecin traitant et certaines spécialités affichent des délais d’attente particulièrement longs .


Dans le même temps, la population progresse et les professionnels vieillissent. Le renouvellement des praticiens devient un enjeu central.


Le Département en première ligne


Face à ces tensions, le Département a fait le choix d’agir. Le « Plan d’action Santé 01 » constitue aujourd’hui la colonne vertébrale de cette stratégie .


Structuré autour de quatre axes — former, accueillir, installer et innover — il prévoit des mesures concrètes : aides à l’installation, développement de l’internat, soutien aux structures de santé ou encore recours à la télémédecine.

Une intervention volontaire, qui dépasse le cadre des compétences obligatoires, mais répond à une attente forte des habitants.


Un rôle de facilitateur assumé


Au-delà des dispositifs, ces rencontres traduisent une méthode. Celle d’un Département qui se positionne comme coordinateur, capable de réunir des acteurs aux logiques différentes pour construire des réponses partagées.


La participation et la qualité des échanges observées lors de cette deuxième édition confirment l’intérêt de cette démarche.

Reste désormais à prolonger cette dynamique dans la durée. Car derrière les constats, l’enjeu est clair : garantir, sur l’ensemble du territoire, un accès aux soins effectif et pérenne.



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