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JDD n°53 - Mars 2026


Simon Houdebert, Adjoint au maire de Vendôme en charge des finances et collaborateur de groupe au Sénat
Simon Houdebert, Adjoint au maire de Vendôme en charge des finances et collaborateur de groupe au Sénat

Mohammed VI, par Thierry OBERLÉ


Mohammed VI, le mystère est une enquête journalistique consacrée au règne du roi du

Maroc Mohammed VI.


Dans cet ouvrage, Thierry Oberlé cherche à comprendre la personnalité et la manière d’exercer le pouvoir d’un souverain souvent décrit comme discret et difficile à cerner. Le livre dresse le portrait d’un monarque arrivé au pouvoir en 1999, après la mort de son père Hassan II, et qui a suscité au départ de grands espoirs de réformes et de modernisation. L’auteur analyse les différentes facettes de son règne : les réformes politiques et sociales annoncées, le fonctionnement réel du pouvoir au sein du palais, ainsi que les questions liées à la fortune du roi, à sa santé et à ses absences prolongées. L’enquête met également en lumière certains enjeux majeurs du Maroc contemporain, comme la corruption, les tensions politiques, la question du Sahara occidental ou encore l’influence du

palais dans l’économie et la vie politique. À travers témoignages et analyses, Oberlé propose un portrait nuancé d’un souverain complexe, parfois présenté comme distant et affaibli, mais qui conserve un rôle central dans les décisions importantes du royaume. L’ouvrage cherche ainsi à éclairer les zones d’ombre d’un règne marqué par un mélange de modernisation, de continuité avec le passé et d’opacité politique.


Les derniers jours d’Yitzhak Rabin, par Michaël DARMON


Les derniers jours d’Yitzhak Rabin retrace les événements qui ont précédé l’assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995 à Tel-Aviv. Dans cet ouvrage, le journaliste Michel Darmon analyse le contexte politique et social extrêmement tendu qui entoure le processus de paix israélo-palestinien engagé par Rabin après les Accords d'Oslo.

Le livre décrit les divisions profondes de la société israélienne face aux concessions territoriales et aux négociations avec l’Organisation de libération de la Palestine. Darmon montre comment une partie de l’opinion publique et de la droite nationaliste s’oppose violemment à la politique de Rabin, accusé de mettre en danger la sécurité d’Israël. Cette tension politique nourrit un climat de haine et d’incitation qui va progressivement se radicaliser. L’auteur reconstitue les derniers jours du dirigeant, les manifestations contre lui, et les failles du dispositif de sécurité lors du rassemblement pour la paix à Tel-Aviv. L’ouvrage s’achève sur l’assassinat de Rabin par l’extrémiste israélien Yigal Amir. À travers une enquête journalistique précise, Michel Darmon met en lumière les dangers de la radicalisation politique et l’impact historique de cet assassinat sur le processus de paix au Moyen-Orient. 


Cauchemar brésilien, par Bruno MEYERFEL


Dans Cauchemar brésilien, le journaliste franco-brésilien Bruno Meyerfeld propose une enquête politique et sociale sur l’ascension et le mandat du président brésilien Jair Bolsonaro. Correspondant du journal Le Monde au Brésil, l’auteur retrace le parcours de cet homme politique controversé, depuis son enfance et sa carrière militaire jusqu’à son élection à la présidence en 2018. Le livre analyse les raisons qui ont permis l’arrivée au pouvoir d’un dirigeant d’extrême droite dans la plus grande démocratie d’Amérique latine. Meyerfeld montre comment les crises économiques, la corruption, la polarisation politique et la montée du populisme ont favorisé l’émergence du bolsonarisme. Il décrit aussi un pays profondément divisé, marqué par les inégalités sociales, l’influence religieuse et l’héritage historique de l’esclavage. L’auteur examine également les conséquences du mandat de Bolsonaro : gestion controversée de la pandémie de Covid-19, tensions avec les institutions démocratiques, déforestation de l’Amazonie et multiplication des conflits politiques. À travers ce portrait critique, Meyerfeld interroge la fragilité des démocraties face au populisme et à la désinformation. Ainsi, Cauchemar brésilien n’est pas seulement un portrait d’un président, mais aussi une réflexion sur l’état de la démocratie contemporaine et sur les dérives politiques qui peuvent menacer les sociétés modernes.


L’écharpe et les tempêtes, par Frédéric DABI et Brice SOCCOL


L’écharpe et les tempêtes analyse la situation politique et sociale en France à travers le rôle des maires et la relation entre citoyens et élus locaux. Les auteurs s’interrogent sur un phénomène préoccupant : la montée de la défiance des citoyens envers les responsables politiques, qui pourrait désormais toucher les maires, pourtant traditionnellement considérés comme les élus les plus proches et les plus dignes de confiance. 

Pour comprendre cette évolution, les auteurs se sont appuyés sur des enquêtes, des analyses sociopolitiques et des témoignages de maires et d’habitants de différents territoires. Ils montrent que les crises successives — politiques, économiques et internationales — influencent fortement la perception des citoyens et leurs attentes envers les élus locaux. 

Le livre met en évidence les difficultés auxquelles sont confrontés les maires : pression des habitants, manque de moyens, complexité administrative et défiance croissante. Malgré cela, ces élus restent un pilier essentiel de la démocratie locale. Ainsi, l’ouvrage invite à réfléchir à l’avenir de la démocratie territoriale et à la nécessité de recréer un dialogue entre citoyens et responsables politiques. Il souligne que comprendre les attentes des habitants et rétablir la confiance sont des enjeux majeurs pour l’avenir du modèle démocratique français.


Geneviève de Gaulle Anthonioz, par Frédérique NEAU DUFOUR


Le livre Geneviève de Gaulle Anthonioz : l’autre De Gaulle de Frédérique Neau-Dufour est une biographie consacrée à une grande figure de la Résistance française et de la lutte contre la pauvreté. L’autrice retrace la vie de Geneviève de Gaulle Anthonioz, nièce du général de Gaulle, en montrant son engagement et sa personnalité exceptionnelle. L’ouvrage commence par évoquer son enfance et les épreuves familiales qui forgent son caractère. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle rejoint très jeune la Résistance. Arrêtée par la Gestapo en 1943, elle est emprisonnée puis déportée au camp de Ravensbrück. Malgré les conditions extrêmement dures, elle fait preuve d’un courage et d’une solidarité remarquables envers les autres prisonnières. Après la guerre, elle poursuit son engagement en aidant les anciennes déportées et en participant aux procès contre les criminels nazis. Plus tard, elle se consacre surtout à la lutte contre la misère et s’engage durablement dans le mouvement ATD Quart Monde, dont elle devient présidente. Son objectif est de défendre la dignité des plus pauvres et de donner une voix à ceux qui sont exclus de la société. Ce livre met en lumière une femme courageuse, profondément humaniste, dont la vie illustre l’engagement, la solidarité et le combat pour la justice.



JDD n°53 - Mars 2026



Les élections municipales des 15 et 22 mars prochains ne sont pas seulement un rendez-vous électoral. Elles constituent un moment stratégique où se définissent des trajectoires territoriales pour six ans. Aménagement urbain, transitions écologique et numérique, attractivité économique, services publics : chaque mandat redéfinit les priorités locales. La sécurité et la gestion de l’espace public y occupent désormais une place centrale, tant elles conditionnent l’attractivité et la qualité de vie.


Dans ce cadre, la question de la vidéo-intelligence, c’est-à-dire l’analyse des images par l’intelligence artificielle, ne peut plus être abordée comme un simple sujet technique. Elle relève d’un véritable choix de politique publique locale. Elle interroge la capacité d’une commune à anticiper les risques, à optimiser l’exploitation de ses infrastructures existantes et à structurer une gouvernance claire autour des technologies de sécurité.


Une étude conduite par l’Institut Quorum pour Orasio auprès de 3 000 Français et 200 maires de communes de plus de 20 000 habitants montre que 72 % des Français souhaitent que les candidats aux municipales prennent position sur l’usage de l’IA dans la vidéoprotection. Ce chiffre ne traduit pas une attente uniforme d’extension des dispositifs, mais une demande de clarté. Les citoyens veulent comprendre les choix opérés, leurs finalités et leurs limites.


La réalité territoriale est connue : la grande majorité des villes d’une certaine taille disposent déjà d’un parc de caméras. L’enjeu n’est donc plus l’équipement, mais la performance et la cohérence du système. Comment améliorer le traitement des flux existants ? Comment réduire les angles morts opérationnels ? Comment articuler les dispositifs municipaux avec ceux de l’État ? Ces questions relèvent d’une stratégie, pas d’une décision ponctuelle.


L’intelligence artificielle appliquée à la vidéo peut apporter des réponses concrètes dans la détection automatisée de situations à risque, la priorisation des alertes, l’accélération des recherches judiciaires, la meilleure gestion des flux lors d’événements. 


Mais son intégration suppose une doctrine locale formalisée : définition précise des cas d’usage, analyse d’impact, contrôle humain systématique, évaluation régulière des résultats.


Elle suppose également une inscription claire dans le cadre juridique européen. Le RGPD et l’AI Act ne constituent pas des contraintes abstraites : ils structurent les conditions de légitimité démocratique de ces outils. Les collectivités qui réussiront seront celles qui intégreront ces exigences dès la conception de leur stratégie.


Pour les équipes candidates, inscrire la vidéo-intelligence dans un programme municipal ne signifie ni promettre une généralisation sans limites, ni adopter une posture de principe. Il s’agit de formuler une vision : quelle place pour la technologie dans la politique locale de sécurité ? Quels objectifs mesurables ? Quels mécanismes de contrôle et de transparence ? Quelle transparence vis-à-vis des administrés ?


Chez Orasio, acteur européen spécialisé dans l’intelligence artificielle appliquée à la vidéo, nous constatons que les collectivités les plus avancées sont celles qui abordent le sujet comme un sujet structurant de transformation publique, au même titre que la transition énergétique ou la numérisation des services. La technologie n’est pertinente que si elle s’inscrit dans une stratégie globale et maîtrisée.


Les élections municipales de 2026 offrent une occasion unique de clarifier les choix. Plutôt que de laisser la vidéo-intelligence dans un angle mort du débat local, il est temps d’en faire un point de discussion, débattu avec méthode et responsabilité. Les électeurs attendent des positions claires. Les villes ont besoin de stratégies cohérentes. Le moment est venu d’assumer ce débat.



La transition écologique s’impose aux collectivités territoriales comme une évidence réglementaire, budgétaire et citoyenne. Pourtant, entre obligations normatives et transformation profonde des modes de vie, le discours institutionnel peine souvent à susciter l’adhésion. Comment les départements peuvent-ils transformer cette nécessité en récit capable de mobiliser agents, élus et citoyens ?


La question (qui n’en est plus une) de la transition écologique invite les départements à repenser leur positionnement de marque et leur manière de communiquer. Il ne s’agit plus pour eux d’informer sur des politiques publiques sectorielles (mobilité, agriculture, bâtiments, etc.) mais de construire une vision large dans laquelle chaque action s’inscrit dans une trajectoire cohérente.


Les départements qui ont fait et qui feront évoluer leur communication dans ce sens ne sont pas ceux qui communiquent le plus sur leurs contraintes réglementaires, mais ceux qui construisent aussi un horizon de la transition écologique. On peut citer la Corrèze qui a construit sa vision autour de la valorisation de son patrimoine naturel dans son Contrat de Transition Écologique signé dès 2018 avec l’État, ou encore le Puy-de-Dôme qui cartographie plus de 200 initiatives citoyennes en matière de transition écologique et la Haute-Garonne publie ses indicateurs de réduction des émissions.

Alors, la marque départementale rend visible l’action concrète, ce sont des preuves tangibles qui sont données à ceux (citoyens notamment) qui la consomment.


Les bonnes directions pour construire un récit mobilisateur


Lorsque l’on regarde les différentes initiatives prises par ces départements (et ce ne sont pas les seuls évidemment), il y a différents enseignements à en tirer.


En premier lieu, relier écologie et compétences historiques des départements. Ceux-ci sont au cœur des solidarités humaines et territoriales. Leur récit écologique doit partir de là : collèges rénovéspour le confort des élèves, routes adaptées aux mobilités douces, politiques sociales intégrant la précarité énergétique. Ce lien entre compétences (ce que nous faisons pour vous) et la nécessité (ce que nous devons faire) renforce la crédibilité des messages.


Ensuite, territorialiser le récit doit faire partie de la stratégie de communication. En effet, l’écologie abstraite mobilise peu mais l’écologie incarnée fédère et donc le récit doit donner à voir et à ressentir. 


Cette incarnation passe par la mise en scène des paysages, des habitants, des projets concrets, des cartes, des chiffres localisés, des témoignages.


Cela permet de trouver des“messagers” autre que la marque départementale et  donc garantit une authenticité qui évite  l’écueil d’un greenwashing institutionnel.


Enfin, les éléments que l’on pourrait qualifier de “contraintes” comme les normes environnementales, l’environnement budgétaire, la pression réglementaire  peuvent être assumés

comme des catalyseurs. C’est sans  doute la meilleure manière de transformer ce qui relève de l’obligation en  ambition de tout un territoire départemental. Le discours gagne en puissance lorsqu’il affirme : « nous n’avons pas le choix, donc nous choisissons d’être exemplaires. »


Pour les départements, l’enjeu  n’est pas seulement d’agir, mais de raconter. Dans un contexte de concurrence des récits institutionnels — régions, métropoles,  intercommunalités, villes — la  transition écologique peut  devenir un marqueur  identitaire fort et un réel  levier d’attractivité pour  le territoire mais aussi  une opportunité de 

redéfinition institutionnelle.


« C’est en partant de leurs compétences que les départements peuvent transformer l’obligation écologique en ambition collective »

Ipanema est une agence de communication indépendante fondée en 1999. Elle accompagne les entreprises, les acteurs publics et territoriaux dans la définition de leurs stratégies de marque, leur animation et leur déploiement.


Contact : Maxime Hürstel – 



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