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Le Journal des Départements Hors Série - Juin 2026


Frédéric Chassagnol, Directeur exécutif Accès, Affaires publiques et Communication de Roche Pharma France
Frédéric Chassagnol, Directeur exécutif Accès, Affaires publiques et Communication de Roche Pharma France

Face aux évolutions de notre système de santé, l’impact d'un traitement ne se résume plus à sa seule efficacité clinique. Pour concevoir la santé de demain, il faut évaluer sa valeur sociétale globale. Cela signifie mesurer sa capacité à simplifier le parcours des patients, à optimiser l'organisation des soins et à libérer des ressources au cœur des territoires.


Le système de santé français fait face à un besoin de transformation profond. L'évolution des besoins médicaux, liée au vieillissement de la population et à la hausse des maladies chroniques, invite à construire une organisation des soins plus proche des citoyens. Dans ce contexte, mesurer la valeur sociétale des innovations devient indispensable pour comprendre leur impact réel. Au-delà du bénéfice médical direct, il s'agit de trouver des solutions concrètes pour alléger la charge des hôpitaux et faciliter le quotidien des familles.


C'est dans ce cadre que l'entreprise Roche opère en France. Acteur majeur de la recherche et de l’innovation en santé, Roche développe des traitements et des solutions de diagnostic pour répondre aux besoins médicaux non-couverts. Au-delà de son rôle de laboratoire, l'entreprise s'inscrit comme un partenaire des acteurs locaux. Son but est d'analyser l'impact de l'innovation et de participer à un accès aux soins fluide et équitable pour tous.


« Nous préconisons d'appréhender l'innovation médicale à travers sa valeur sociétale globale. Une solution de santé qui simplifie les protocoles de traitement participe à l'efficacité de l'organisation. Elle contribue à libérer des places dans les hôpitaux de proximité et à optimiser le temps des médecins et des soignants. C'est en évaluant objectivement cette chaîne de valeur que nous pourrons soutenir notre modèle de soins. » 


 Frédéric Chassagnol, Directeur exécutif Accès, Affaires publiques et Communication de Roche Pharma France.


Les modes d'administration : un levier pour concilier organisation hospitalière et accompagnement des patients


En France, l'activité des services de soins est en progression constante. Entre 2018 et 2024 par exemple, le nombre annuel de séances de chimiothérapie a augmenté de 30 %, passant de 2,8 millions à 3,6 millions1. 


Face à cette augmentation de l'activité, Roche développe des solutions concrètes pour aider les services hospitaliers à s'adapter, notamment à travers la mise à disposition de traitements par voie sous-cutanée (SC) dans plusieurs aires thérapeutiques.


Si la perfusion intraveineuse classique demeure indispensable pour de nombreux protocoles et implique une prise en charge adaptée, l’injection sous-cutanée offre une modalité complémentaire. Cette dernière consiste à administrer le médicament juste sous la peau, selon un protocole potentiellement plus court. À efficacité et sécurité comparables, cette évolution technique peut générer un impact positif à tous les niveaux de la chaîne de soins. 


  • Pour le patient, elle peut réduire le temps passé à l'hôpital de jour, avec des temps d’injection diminués jusqu’à 95 % dans certaines pathologies2. Ce gain de temps diminue la fatigue, l'attente et les contraintes de transport. 

  • Pour les professionnels de santé, elle peut alléger le travail technique lié aux perfusions longues. À titre d'exemple, une modélisation montre que près de 4 633 heures de temps infirmier pourraient être économisées par an à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière si 80 % des patients suivis pour une sclérose en plaques étaient traités en sous-cutanée3. Ce temps précieux pour les soignants peut ainsi être réalloué à l'accompagnement et à l'écoute. 

  • À l'échelle de l'organisation, ces gains de temps peuvent se traduire par des capacités d'accueil retrouvées : selon une autre modélisation, l’adoption de la sous-cutanée au sein d’une unité de soins spécifique pourrait ainsi permettre de réaliser jusqu'à 242 séances de chimiothérapie supplémentaires par an4. 

  • Enfin, pour le système de santé, ces parcours plus agiles soutiennent la performance des structures de proximité au cœur des territoires et contribuent à la solidité de notre modèle de soins. 



Proximité et flexibilité : Quand le soin se rapproche du lieu de vie du patient


La diversification des modes d'administration et des prises en charge s'inscrit dans le cadre du développement de l'ambulatoire. Ce mode de prise en charge vise à organiser les soins en dehors de l'hôpital classique, en lien avec la médecine de ville ou directement à domicile. Pour les patients suivis pour des maladies chroniques, passer moins de temps à l'hôpital préserve l'autonomie quotidienne et diminue la fatigue liée aux trajets.


Le développement de nouveaux modèles de distribution, de l’hôpital vers la ville, illustre bien cette dynamique de proximité, particulièrement pour des maladies chroniques complexes comme l'hémophilie. Se rendre régulièrement à l’hôpital pour obtenir son traitement représente une lourde charge financière et de temps pour les familles. Pour y répondre, des modèles de dispensation de proximité se développent à travers le relais des pharmacies d’officine. 


Une étude d'impact menée par le centre de référence en hémophilie des Hospices Civils de Lyon, avec le soutien de Roche Pharma France, démontre les bénéfices concrets de ce modèle en vie réelle. À l'échelle des familles, aller chercher son traitement en officine réduit fortement les trajets, générant un gain de temps moyen de trois jours libérés par an pour la vie familiale ou professionnelle, et une économie directe de 300 € par an en frais de transport5. 


Dans une modélisation, ces données étendues à l'ensemble des patients concernés en France entre 2018 et 2024 montrent que le temps cumulé libéré pour l'entourage équivaut à 245 000 jours de travail préservés. De plus, cette baisse des déplacements en voiture participe aux objectifs de développement durable avec une réduction de l’empreinte carbone estimée à 1,3 tonne de CO2 sur cette période.


Ces résultats montrent l’intérêt de faire évoluer la distribution des médicaments pour alléger les contraintes quotidiennes des patients, tout en garantissant un accès plus juste aux soins sur tout le territoire.


Vers une redéfinition de la valeur globale en santé


Ces transformations invitent à faire évoluer les critères d'analyse de l'innovation médicale en y intégrant pleinement l'ensemble de ses externalités positives. En mesurant des indicateurs concrets comme le maintien de l’activité professionnelle, la réduction de la charge pour les proches aidants ou la qualité de vie, la santé ne s'évalue plus comme un coût, mais comme un investissement pour la collectivité.


À titre d'exemple, une étude menée avec l'Institut de recherche indépendant WifOR sur quatre domaines médicaux majeurs (le cancer du sein HER2+, la sclérose en plaques et deux maladies de la vue) a analysé l'impact des traitements. La modélisation montre que l'utilisation des solutions de Roche pour l'ensemble des patients diagnostiqués en France pour ces pathologies en 2023 représenterait une économie globale de  3,1 milliards d'euros sur la durée de vie de ces patients6.

Les bénéfices humains, économiques et d'organisation ainsi générés participent directement à la solidité de notre système de santé publique. À l'heure où les territoires recherchent des solutions concrètes pour l'accès aux soins de proximité, une telle évaluation de la valeur globale est une démarche nécessaire pour accompagner et transformer durablement notre modèle de soins.


Roche Pharma France : Un acteur engagé pour un impact durable


Au-delà du médicament, Roche s'engage concrètement pour le tissu scientifique, économique et environnemental français :

  • Près de 600 collaborateurs au service des professionnels de santé et des patients dans toute la France 

  • Un pôle majeur de recherche : La France se classe dans le Top 5 mondial de la recherche clinique du Groupe, avec

       176 essais en cours pour plus de 8 400 patients en 2025

  • Plus de 500 M€ investis en R&D depuis 2019 pour développer les thérapies de demain (via Roche Pharma France et l’Institut Roche).

  • Un moteur économique : Roche contribue à hauteur de  620 M€ au PIB français et représente un fort levier pour l’emploi : 1 poste chez Roche en soutient 5,6 dans le pays.

  • Un objectif de -50 % d'empreinte écologique d'ici 2029 au niveau Groupe et un engagement vert concret en France : siège 100 % électricité verte, livraisons hospitalières optimisées et participation à l’expérimentation de la e-notice lancée par l’ANSM avec 22 présentations hospitalières. 



Le Journal des Départements n°57 - Juillet 2026


Approlys Centr’Achat permet par exemple la mutualisation des achats de fondants pour les dispositifs de viabilité hivernale
Approlys Centr’Achat permet par exemple la mutualisation des achats de fondants pour les dispositifs de viabilité hivernale

Approlys Centr’Achats est une centrale d’ingénierie d’achats fondée en 2016 par les 6 Départements et la Région avec 4 principes : 1/économie des dépenses 2/qualité des achats 3/solidarité des acteurs publics 4/soutien aux activités locales. Levier pour les acheteurs régionaux, le GIP est un outil pour tous les acteurs dans leur politique d’achat à l’heure des restrictions budgétaires, des réglementations complexes et des pratiques multiples. Reconnu, Approlys Centr’Achats participe aux réflexions actuelles sur les enjeux de l’achat public portées par des instances nationales ou régionales, et dispose de conventions avec d’autres centrales, tel que l’UGAP accordant un taux d’intermédiation réduit à nos adhérents.


Avec une faible cotisation annuelle, 80% des ressources apportées par les fondateurs, les adhérents bénéficient de procédures portées par le GIP garantissant un cadre juridique sécurisé, une maîtrise de dépenses par massification et planification.

Une fois recensé, l’adhérent dispose d’une relation directe avec le fournisseur.


Approlys Centr’Achats c’est aujourd’hui : 57 marchés cadres, 3 092 contrats, 268 M€ réalisés, 10-15 % d’économie estimée, 90% d’adhérents satisfaits.





























Attendu de longue date, le grand projet d'aménagement de l'A154 ouvre une étape importante pour l'Eure-et-Loir. Le Département en fait l'un des leviers de son action en faveur de l'attractivité et du développement des territoires.


L'actuelle RN154, appelée à devenir l'A154
L'actuelle RN154, appelée à devenir l'A154

Il est des dossiers qui traversent les mandats. Celui de l'A154 en fait partie. Évoqué de longue date, porté par des générations d'élus, il incarne une attente forte du territoire eurélien et de ses habitants.


Pour le Département d'Eure-et-Loir, l'enjeu dépasse la seule question des déplacements. Il s'agit d'un projet d'aménagement, pensé pour mieux relier les bassins de vie, améliorer la sécurité de chacun et soutenir le dynamisme économique. Autant d'objectifs qui rejoignent la stratégie d'attractivité conduite par la collectivité depuis le début du mandat.


Un projet porté collectivement


Si ce dossier avance, c'est d'abord grâce à une mobilisation continue. Depuis de nombreuses années, les élus du territoire, urbains comme ruraux, ont travaillé de concert pour faire entendre la voix de l'Eure-et-Loir. Communes, intercommunalités, Département : tous ont défendu la même conviction, celle d'un territoire qui mérite d'être pleinement ouvert sur l'extérieur.


Jacques Lemare, conseiller départemental délégué au projet A154
Jacques Lemare, conseiller départemental délégué au projet A154

Cette unité a fini par porter ses fruits. Elle illustre une méthode chère à la majorité départementale, celle du dialogue et de l'action collective au service de l'intérêt général. Sur un sujet de cette ampleur, aucune collectivité n'aurait pu avancer seule. C'est ensemble, et dans la durée, que les acteurs euréliens ont su maintenir le cap et garder ce sujet à l'ordre du jour.


Un levier pour l'avenir du territoire


Au-delà des infrastructures, c'est une certaine idée de l'Eure-et-Loir qui se dessine. Celle d'un territoire qui refuse l'enclavement, qui veut offrir à ses habitants de meilleures conditions de mobilité et à ses entreprises les moyens de se développer. Mieux relié, le département renforce son attractivité, sa sécurité et sa qualité de vie. C'est tout le sens d'une action départementale qui regarde loin, attentive à préparer les conditions du développement de demain.


« L’A154 permettra à notre département d’être pleinement ouvert sur l’extérieur. » Jacques Lemare, Conseiller départemental délégué au projet A154

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