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Départements et transition écologique : faire de la nécessité un récit mobilisateur

  • il y a 7 jours
  • 3 min de lecture

La transition écologique s’impose aux collectivités territoriales comme une évidence réglementaire, budgétaire et citoyenne. Pourtant, entre obligations normatives et transformation profonde des modes de vie, le discours institutionnel peine souvent à susciter l’adhésion. Comment les départements peuvent-ils transformer cette nécessité en récit capable de mobiliser agents, élus et citoyens ?


La question (qui n’en est plus une) de la transition écologique invite les départements à repenser leur positionnement de marque et leur manière de communiquer. Il ne s’agit plus pour eux d’informer sur des politiques publiques sectorielles (mobilité, agriculture, bâtiments, etc.) mais de construire une vision large dans laquelle chaque action s’inscrit dans une trajectoire cohérente.


Les départements qui ont fait et qui feront évoluer leur communication dans ce sens ne sont pas ceux qui communiquent le plus sur leurs contraintes réglementaires, mais ceux qui construisent aussi un horizon de la transition écologique. On peut citer la Corrèze qui a construit sa vision autour de la valorisation de son patrimoine naturel dans son Contrat de Transition Écologique signé dès 2018 avec l’État, ou encore le Puy-de-Dôme qui cartographie plus de 200 initiatives citoyennes en matière de transition écologique et la Haute-Garonne publie ses indicateurs de réduction des émissions.

Alors, la marque départementale rend visible l’action concrète, ce sont des preuves tangibles qui sont données à ceux (citoyens notamment) qui la consomment.


Les bonnes directions pour construire un récit mobilisateur


Lorsque l’on regarde les différentes initiatives prises par ces départements (et ce ne sont pas les seuls évidemment), il y a différents enseignements à en tirer.


En premier lieu, relier écologie et compétences historiques des départements. Ceux-ci sont au cœur des solidarités humaines et territoriales. Leur récit écologique doit partir de là : collèges rénovéspour le confort des élèves, routes adaptées aux mobilités douces, politiques sociales intégrant la précarité énergétique. Ce lien entre compétences (ce que nous faisons pour vous) et la nécessité (ce que nous devons faire) renforce la crédibilité des messages.


Ensuite, territorialiser le récit doit faire partie de la stratégie de communication. En effet, l’écologie abstraite mobilise peu mais l’écologie incarnée fédère et donc le récit doit donner à voir et à ressentir. 


Cette incarnation passe par la mise en scène des paysages, des habitants, des projets concrets, des cartes, des chiffres localisés, des témoignages.


Cela permet de trouver des“messagers” autre que la marque départementale et  donc garantit une authenticité qui évite  l’écueil d’un greenwashing institutionnel.


Enfin, les éléments que l’on pourrait qualifier de “contraintes” comme les normes environnementales, l’environnement budgétaire, la pression réglementaire  peuvent être assumés

comme des catalyseurs. C’est sans  doute la meilleure manière de transformer ce qui relève de l’obligation en  ambition de tout un territoire départemental. Le discours gagne en puissance lorsqu’il affirme : « nous n’avons pas le choix, donc nous choisissons d’être exemplaires. »


Pour les départements, l’enjeu  n’est pas seulement d’agir, mais de raconter. Dans un contexte de concurrence des récits institutionnels — régions, métropoles,  intercommunalités, villes — la  transition écologique peut  devenir un marqueur  identitaire fort et un réel  levier d’attractivité pour  le territoire mais aussi  une opportunité de 

redéfinition institutionnelle.


« C’est en partant de leurs compétences que les départements peuvent transformer l’obligation écologique en ambition collective »

Ipanema est une agence de communication indépendante fondée en 1999. Elle accompagne les entreprises, les acteurs publics et territoriaux dans la définition de leurs stratégies de marque, leur animation et leur déploiement.


Contact : Maxime Hürstel – 



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