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Le Journal des Départements n°52 - Février 2026


Une grande partie de la population française prétend soutenir les agriculteurs. Et pourtant…


En réalité, les Français, dans leur grande majorité, ne les soutiennent que sous conditions. Et c’est précisément là que tout se bloque.


Au moment de passer en caisse, les consommateurs exigent des prix toujours plus bas dans les hypermarchés, tout en proclamant vouloir mieux rémunérer ceux qui produisent.


Les Français réclament du local, du circuit court, du

« produit de la ferme d’à côté », puis ne tolèrent pas – voire engagent des recours contre les nuisances agricoles.


Résultat : des centaines de procédures judiciaires et des normes en tous genres paralysent l’activité.


Les Français rejettent le poulet brésilien et les œufs ukrainiens, mais sans accepter les installations ni les infrastructures nécessaires pour produire davantage chez nous.

Que faire ?


Le fameux Not in My Backyard, pas dans mon  jardin s’invite de plus en plus dans nos campagnes au rythme d’installation des néoruraux : « oui à l’agriculture française, mais pas près de chez moi ».


Les conséquences sont là, très concrètes. Les rayons se vident. La consommation d’œufs atteint 15 milliards par an, tandis que la sortie progressive des cages fragilise la filière. L’interprofession estime qu’il faudrait construire 300 poulaillers en cinq ans. Mission quasi impossible dans un pays où chaque projet se heurte à une avalanche de normes, de recours et de décisions parfois ubuesques. En Ille-et-Vilaine, près de Saint-Malo, quatre poulaillers Label Rouge déjà construits ont été annulés par la justice au nom de la loi Littoral : à 700 mètres d’un estuaire, à huit kilomètres de la mer.


Voilà le cœur du problème agricole français : un pays qui proclame son amour pour ses agriculteurs mais leur refuse les moyens concrets de produire, d’investir et de se projeter. Un pays déclare régulièrement dans les rues son amour pour les agriculteurs mais qui bloque toute réforme dès qu’elle implique un arbitrage, un choix, un renoncement collectif.


Pourtant, agir est possible.


Dans le Puy-de-Dôme, depuis 2021, nous avons fait le choix d’une politique agricole volontariste alors même que l’agriculture ne fait pas partie des compétences obligatoires du Conseil Départemental. Mais pas de pays sans paysans ! Soutien à l’installation des jeunes agriculteurs, accompagnement des filières (vinicoles, ovines, porcines, bovines, ail etc..), investissements dans des outils de production locaux comme les abattoirs d’Issoire sont autant de réponses locales à une crise nationale.

Il est temps de changer collectivement de réflexe.


Ne plus se demander uniquement ce que l’État ou l’Europe peuvent faire pour les agriculteurs mais se battre contre toutes les entraves au travail de celles et ceux qui nous nourrissent et actionner ce que chacun peut faire, à son niveau, pour les aider.


Il y a des choix de consommateurs et des choix politiques qui doivent en dire long sur notre détermination collective à faire (réellement) bouger les lignes.


Lorsqu’ils sont assumés et cohérents, leur combinaison peut être redoutablement efficace. Encore faut-il avoir le courage de les assumer ensemble.


Lionel Chauvin

Président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme

Le Journal des Départements n°52 - Février 2026


Propriété du Conseil départemental depuis 1959, l’Abbaye Royale de l’Épau appartient à tous les Sarthois. Ce joyau historique, monastique et architectural particulièrement remarquable, érigé au cœur d’un parc de 13 hectares, est devenu un des lieux les plus visités du département ! 



L’Abbaye Royale de l'Épau est née de la volonté d'une reine, Bérengère de Navarre. veuve de Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre. Celle que l'on appelle la Dame du Mans fonde l'abbaye en 1230 afin d'y reposer à sa mort. Partiellement détruite lors de la Guerre de Cent Ans, abandonnée à la Révolution Française, l’abbaye est sauvée de la destruction par le Département en 1959. Le lieu reprend vie dès les années 1970 au fil des restaurations. L’abbaye devient également un lieu politique en accueillant, depuis 1982, les sessions plénières du Conseil départemental !


Un haut-lieu culturel


Tout au long de l’année, de nombreuses animations et expositions complètent l'offre de visite et invitent Sarthois et touristes à redécouvrir l'édifice cistercien. Le printemps se fête en mélodie avec, en mai, le Festival de l'Épau, rendez-vous de musique classique de renommée internationale depuis 1983. Côté images, la saison photographique départementale a fêté ses 10 ans en 2022.


Les Siestes Teriaki (musique électronique) sont un incontournable des derniers jours d'août. Et, chaque mois de décembre, le voyage lumineux et sonore attire gratuitement plusieurs dizaines de milliers de personnes (près de 70 000 en 2025) pour célébrer la magie des fêtes de fin d’année ! 


La BD à l’Épau, en novembre, a accueilli les plus grands auteurs (Bilal, Tardi) et les personnages qui ont fait la légende de la discipline (Blake et Mortimer, Gaston Lagaffe, Blueberry) mais aussi des hommages à Gotlib ou à Tintin !


À l’image du cycle gratuit de conférences La Voix au Chapitre, où des personnalités inspirantes, de Michel Cymes à Éric-Emmanuel Schmitt, d’Isabelle Carré à Denis Brogniart, attirent à chaque soirée plusieurs centaines de personnes, ces événements portés par le Conseil départemental sont devenus des immanquables rendez-vous culturels en Sarthe. 

Une dynamique verte 


Le Conseil départemental de la Sarthe, sous l'impulsion de son président Dominique Le Mèner, a voulu insuffler une dynamique verte en développant le parc et les jardins de l’Abbaye Royale de l'Épau afin de perpétuer l’esprit des moines cisterciens tout en prêtant une oreille attentive aux enjeux environnementaux. Des ruches, un poulailler, une serre ont été créés et le jardin est cultivé selon les principes durables de la permaculture. Les fruits et les légumes récoltés sont cuisinés et servis dans le Café des Moines, restaurant créé au sein de l’abbaye, complet tous les midis !

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