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Les choix littéraires de Simon HOUDEBERT

  • La rédaction
  • 12 janv.
  • 3 min de lecture

Le Journal des Départements n°51 - Janvier 2026


Simon Houdebert, Adjoint au maire de Vendôme en charge des finances et collaborateur de groupe au Sénat
Simon Houdebert, Adjoint au maire de Vendôme en charge des finances et collaborateur de groupe au Sénat

Journal d’un prisonnier, par Nicolas SARKOZY


Dans Journal d’un prisonnier, Nicolas Sarkozy nous livre un récit personnel et introspectif écrit à la première personne. Le titre, volontairement provocateur et choisi, renvoie moins à un emprisonnement physique qu’à un sentiment d’enfermement moral et politique. À travers ce journal, l’auteur décrit une période de crise marquée par des épreuves personnelles et par les tensions inhérentes à la vie politique. Le Président Sarkozy s’y présente comme un homme fragilisé, confronté à la solitude, au doute et à la souffrance, mais aussi comme un acteur politique déterminé à poursuivre son engagement malgré les obstacles.


Le journal permet ainsi au lecteur de découvrir l’envers du décor du pouvoir, loin de l’image publique souvent rigide des responsables politiques. Le style est direct, parfois abrupt, et cherche à créer une proximité avec le lecteur. L’auteur revendique une écriture sincère, presque confessionnelle, qui vise à expliquer ses choix et à justifier ses combats. En conclusion, Journal d’un prisonnier est un témoignage subjectif qui éclaire la personnalité de Nicolas Sarkozy et les difficultés humaines derrière la fonction politique.



Réconciliation, par Juan Carlos Ier


Dans Réconciliation, Juan Carlos I revient, avec l’aide de Laurence Debray, sur sa trajectoire, de sa désignation comme héritier par le dictateur Francisco Franco à son exil actuel à Abu Dhabi. Il affirme qu’on lui a « volé son histoire » et entend la rétablir. Il retrace les grandes étapes de son règne — la fin de l’autoritarisme franquiste, la transition démocratique, le rôle qu’il a joué pour moderniser l’Espagne — et revendique sa part dans la construction d’un État démocratique, prospère et uni.


Mais le livre n’élude pas ses erreurs : il évoque ses « mauvais choix », notamment des fréquentations néfastes, une liaison avec une aristocrate, et des controverses financières comme un cadeau de plusieurs millions de dollars qu’il qualifie aujourd’hui de « grave erreur ». Il confie aussi ses regrets, sa nostalgie, et l’éloignement douloureux de sa famille, en particulier de son fils, Felipe VI, ce qui illustre sa solitude d’homme « exilé malgré lui ».


À travers ce témoignage personnel et souvent émouvant, Juan Carlos I cherche à nuancer l’image d’un roi déchu, à équilibrer ses succès historiques avec ses failles, et à « se réconcilier » avec son passé, sa conscience, et, peut-être, avec les Espagnols.



Rien n’est jamais écrit, par Xavier BERTRAND


Dans Rien n’est jamais écrit, Xavier Bertrand propose un témoignage politique et personnel centré sur son parcours, ses convictions et sa vision de l’engagement public. Le titre reflète l’idée directrice de l’ouvrage : en politique comme dans la vie, rien n’est figé, et l’action peut toujours infléchir le cours des choses. L’auteur revient sur son expérience ministérielle, ses succès, mais aussi ses échecs, qu’il considère comme des étapes formatrices. Le livre met l’accent sur les valeurs de travail, de responsabilité et de proximité avec les citoyens.


Xavier Bertrand insiste sur l’importance de rester fidèle à ses convictions tout en sachant évoluer face aux réalités économiques et sociales. Il défend une politique pragmatique, fondée sur l’écoute et le dialogue, notamment avec les territoires et les classes populaires. Le style est clair, accessible et volontairement pédagogique. L’auteur s’adresse directement au lecteur, cherchant à expliquer les mécanismes de la vie politique et à réconcilier les citoyens avec l’action publique.


Rien n’est jamais écrit est à la fois un récit autobiographique et un manifeste politique. L’ouvrage offre une réflexion sur la persévérance, la liberté de choix et la possibilité de se réinventer, faisant de ce livre un témoignage engagé sur la démocratie et le sens du service public.



L’ombre du général, par Jean-Pierre JOUYET


Jean-Pierre Jouyet nous propose une réflexion politique et historique autour de l’héritage du général de Gaulle et de son influence durable sur la vie institutionnelle française. Haut fonctionnaire et acteur central de l’État, l’auteur s’appuie sur son expérience personnelle pour analyser la manière dont le gaullisme continue de structurer les pratiques du pouvoir, parfois de façon implicite. L’ouvrage montre que la figure du Général reste une référence incontournable, aussi bien pour la conception de l’État que pour la fonction présidentielle.


L’ancien ministre insiste sur la force des institutions de la Ve République, conçues pour garantir la stabilité et l’autorité de l’exécutif, mais souligne également les tensions qu’elles génèrent dans une société en mutation. Il s’interroge sur l’adaptation du modèle gaullien face aux exigences contemporaines de transparence, de démocratie et de décentralisation. L’auteur évite la nostalgie pour privilégier une lecture critique et nuancée de l’héritage gaulliste. Ce livre est un essai éclairant sur la continuité de l’État et la permanence des symboles du pouvoir.



Par amour du sport, par Tony ESTANGUET


Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë-kayak et président du comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 nous livre dans cet ouvrage un témoignage personnel sur son parcours sportif et humain. L’ouvrage retrace son cheminement depuis ses débuts de jeune athlète jusqu’à son engagement dans les responsabilités institutionnelles du sport français et international. Le livre met en avant les valeurs fondamentales du sport : dépassement de soi, persévérance, humilité et esprit collectif. Tony Estanguet insiste sur l’importance du travail, de la rigueur et de la gestion de l’échec, qu’il considère comme un moteur de progression.


Il explique également comment les enseignements du sport de haut niveau peuvent s’appliquer à d’autres domaines, notamment le management et la vie professionnelle. L’auteur adopte un ton positif et motivant, cherchant à transmettre son expérience et à inspirer les lecteurs, qu’ils soient sportifs ou non. Par amour du sport est à la fois une autobiographie et une réflexion sur le rôle du sport dans la société. L’ouvrage souligne le pouvoir fédérateur du sport et son importance comme outil d’éducation, de cohésion sociale et de confiance en soi.



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