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Directeur de cabinet du Département de Loire-Atlantique


Portrait rédigé par : Jean-Philippe Delbonnel, Rédacteur en Chef du Journal des Départements


Il existe des trajectoires discrètes qui façonnent pourtant durablement les collectivités. Celle d’Arnaud Bourdin en fait partie. Depuis plus d’une décennie, il dirige le cabinet du président du Département de Loire-Atlantique, un poste où l’on ne dure jamais par hasard. Tenir dans le temps, c’est tenir dans la confiance, l’exigence et la cohérence politique.


Formé au droit, aux sciences politiques et à l’administration publique, Arnaud Bourdin incarne ce profil singulier de la 

« haute ingénierie territoriale » : à la fois capable de comprendre l’arène politique, d’intégrer les contraintes juridiques, de dialoguer avec les services et de traduire un projet institutionnel en décisions opérationnelles. Chez lui, la politique locale n’est ni bavardage ni fracas : c’est un travail patient, structuré, à mi-chemin entre stratégie, coordination et arbitrage.


Le style est méthodique. Peu de posture, beaucoup de méthode. Le cabinet n’est pas un décor mais un organe d’équilibre : interface entre exécutif et administration, lieu de filtrage des priorités, atelier de préparation des décisions.


Dans le maquis de l’action publique, un

directeur de cabinet est celui qui sait à la fois où l’on va, comment on y va et ce que cela coûte d’y aller.


Cette vision-là, Arnaud Bourdin la cultive sans emphase et sans agitation.


Sa longévité est un indice précieux. Elle dit l’importance de la continuité dans un département où les enjeux sociaux, territoriaux, scolaires, environnementaux et partenariaux

s’entremêlent. Elle dit aussi quelque chose de l’homme : sérieux, fiable, loyal au projet qu’il sert, et attentif aux dynamiques silencieuses qui structurent un territoire. À l’heure où beaucoup confondent communication et action, il rappelle que le pouvoir local se construit dans la durée.


On oublie souvent que les départements sont devenus des acteurs centraux des solidarités humaines — enfance, autonomie, handicap, insertion — tout en étant pris entre métropoles et régions. Naviguer dans cet espace complexe suppose un regard lucide, une lecture fine des acteurs et une capacité à tenir la boussole dans les tempêtes. C’est exactement là que se joue l’expertise d’Arnaud Bourdin.


Portrait d’un homme peu visible mais très utile, dont la fonction n’est jamais d’occuper la lumière, mais de la maintenir dans la bonne direction.



Directeur de cabinet de la Présidente du Conseil Départemental de l'Aude


Portrait rédigé par : Jean-Philippe Delbonnel, Rédacteur en Chef du Journal des Départements


En 2001, première carte au Mouvement des jeunes socialistes. “Tu t’es toujours senti socialiste, engage-toi”, se dit-il. Une timidité qui devient réserve, mais jamais retrait.

Mendès-France et Jospin comme boussole morale, et déjà la certitude que le pouvoir local se construit dans la durée. Étudiant à Montpellier, encarté dans l’Aude : l’équation est révélatrice. Paris ne sera jamais l’horizon.


De la jeunesse militante, il garde l’exigence et la méthode. Animateur fédéral du MJS, secrétaire national, puis premier secrétaire fédéral du PS de l’Aude. En 2014, il est élu à 96,6 % — “un score nord-coréen ou soviétique, au choix”, plaisante-t-il. L’humour désamorce l’autorité, mais la légitimité est là. Jean Brunel appartient à cette gauche de territoire qui a fait ses classes à la fédération, pas sur les plateaux. Il sera aussi membre du bureau national du PS puis laisse ses responsabilités en 2021, tout en demeurant militant.


En parallèle, l'université. DEA puis recherche doctorale en sciences de l'information et de la communication portant sur la communi-cation publique. D'abord attaché temporaire d'enseignement et de recherche, il exerce


comme chargé d'enseignement à Montpellier 3 depuis une vingtaine d'année. Là encore, cohérence : comprendre, analyser, transmettre. La communication et la politique comme objet d'étude tout autant que comme fonction.

En 2009, cap sur le Département. D’abord chargé de communication, puis chef de cabinet en 2011 et directeur en 2013. La présidence change en 2020 : Hélène Sandragné succède à André Viola et reconduit Jean Brunel. La continuité n’est pas du confort, c’est de la confiance.


Jean Brunel n’a jamais confondu la gauche avec le culte du verbe. Chez lui, la politique se pratique à vitesse longue, dans les institu-tions, au contact des solidarités, des agents, des élus et des militants. Là où d’autres regardent l’État depuis Paris, il le regarde depuis l’Aude. Dans une France qui redécouvre les départements, cette perspective vaut boussole.


Le portrait le montre tel qu’il est : rationnel, discret, fidèle, universitaire et politique. La République territoriale se tient aussi grâce à ces hommes qui savent tenir un Département sans bruit, avec méthode, et sans jamais perdre la boussole morale qui les a amenés là.


Jean Brunel est de ceux pour qui la politique n’est pas un métier tardif mais une socialisation précoce. Enfant, il lisait “L’hebdo des socialistes” chez son grand-père et découvre en 1988 la figure de Mitterrand à la télévision. Dans la famille, le centre de gravité est clair : un père maire de Conilhac-Corbières et haut fonctionnaire à la retraite, une mère assistante sociale (retraitée) et militante CFDT. La gauche n’est pas un slogan, c’est un milieu.

Directeur de cabinet du conseil Départemental de l'Eure-et-Loir 


Portrait rédigé par : Jean-Philippe Delbonnel, Rédacteur en Chef du Journal des Départements


Guy de Chergé fait partie de ces profils dont la trajectoire raconte le cœur du service public territorial. Aujourd’hui directeur de cabinet au Département d’Eure-et-Loir, il occupe une position stratégique où s’articulent conseil politique, coordination institutionnelle et pilotage opérationnel. Ce rôle exige une vision claire, une disponibilité constante et une capacité à transformer une orientation politique en action concrète — trois dimensions qu’il maîtrise.


Avant de rejoindre le Département, il s’est affirmé dans l’univers municipal et intercommunal, notamment à Mantes-la-Jolie, Vernon et au Département de l’Eure. Ces expériences successives lui ont donné une connaissance rare de l’écosystème territorial : la gestion de crise, la communication politique, le lien avec les forces vives, la relation élus-administration, mais aussi les contraintes techniques et les rythmes institutionnels. Il sait ce que signifie « faire territoire » au quotidien.


Ce qui caractérise Guy de Chergé n’est pas l’effet de manche, mais la constance. La fonction de directeur de cabinet ne se voit pas toujours, mais elle se mesure : dans la fluidité des dossiers, la cohérence des choix, la stabilité des relations et la coordination des acteurs.


Ceux qui le connaissent y ajoutent une faculté à travailler sans surjouer, à tenir une ligne, à absorber les tensions et à rendre l’action publique lisible.


À l’heure où les collectivités doivent à la fois décider vite, expliquer mieux et coopérer davantage, Guy de Chergé incarne une génération de directeurs de cabinet pour qui l’efficacité et le sérieux priment sur le bruit. Une manière de servir la politique sans chercher la lumière — mais en éclairant l’action.




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