1ère Vice-Présidente du Département de la Côte-d'Or, et Présidente de la Commission Solidarités.
Portrait rédigé par : Jean-Philippe Delbonnel, Rédacteur en Chef du Journal des Départements

Son entrée en politique est née de la canicule de 2003, lorsqu’elle porte la voix de l’ADMR devant Jean-Pierre Raffarin et Louis de Broissia. Elle ne cherchait pas une carrière, on est venu la chercher. En 2008, elle devient conseillère départementale, puis conseillère régionale la même année. En 2022, elle devient première vice-présidente en charge des Solidarité du Département de la Côte-d’Or — la première femme à occuper ce rang. Une première qui compte, mais qu’elle refuse de transformer en fanfare : pour elle, l’essentiel reste que la fonction serve, pas qu’elle distingue.
Emmanuelle Coint a fait de la solidarité un mandat et de la protection un principe. En tant que présidente de la commission Solidarités, elle navigue dans les zones les plus sensibles de l’action départementale : l’autonomie, le handicap, le RSA, la protection de l’enfance.
Derrière les chiffres — plus de 10 000 allocataires de l’APA, 10 000 bénéficiaires du RSA, 3 000 enfants suivis — elle insiste sur autre chose : le sur-mesure. “Répondre à tous et à chacun”, dit-elle. Une collectivité au plus près de la vie réelle, pas des blocs statistiques.
Son territoire, c’est aussi l’addition des autres : les maires, l’État, les intercommunalités, les agences, les associations, les chambres, les entreprises... Elle croit à la politique comme orchestration — un président comme chef d’orchestre, un exécutif qui joue juste, des partenaires qui apportent leur expertise. Le collectif comme méthode, pas comme slogan.
Ce qui frappe chez Emmanuelle Coint, c’est cette capacité rare à relier les mondes : le soin, le social, l’associatif, le politique, le territorial. Comme si sa première formation — infirmière — avait fixé un code : observer, écouter, diagnostiquer, agir. Et surtout, ne jamais confondre pouvoir et vanité.
Première vice-présidente, elle parle d’humilité, de discernement, de ténacité et de bienveillance comme qualités essentielles de l’élu. Une conception vocationnelle de la politique. Une manière d’habiter la fonction qui dit : l’élu n’est pas là pour lui-même, mais pour créer les conditions du possible.
Dans une France qui vieillit, qui se fracture, qui s’isole parfois, Emmanuelle Coint rappelle qu’un Département peut encore être un rempart — à condition de ne jamais oublier le terrain, les invisibles et les plus fragiles.
Chez Emmanuelle Coint, l’engagement ne s’est jamais réveillé un matin : il a poussé au rythme d’une trajectoire cohérente où l’on commence par soigner, puis par accompagner, puis par décider. Infirmière au CHU de Dijon avant d’être élue, elle a gardé ce regard clinique qui observe d’abord les situations, les êtres et leurs fragilités avant de parler de politique. Rien de théorique : du concret, du vécu, du social.

