top of page

L’ensemble de nos publications

Tous les contenus

Président du Département du Puy-de-Dôme


Agriculture :

« Les Français doivent régler au plus vite leurs contradictions pour soutenir (réellement) les agriculteurs : c’est possible ! » LC

Une grande partie de la population française prétend soutenir les agriculteurs. Et pourtant…

En réalité, les Français, dans leur grande majorité, ne les soutiennent que sous conditions. Et c’est précisément là que tout se bloque.


Au moment de passer en caisse, les consommateurs exigent des prix toujours plus bas dans les hypermarchés, tout en proclamant vouloir mieux rémunérer ceux qui produisent.

Les Français réclament du local, du circuit court, du « produit de la ferme d’à côté », puis ne tolèrent pas – voire engagent des recours contre les nuisances agricoles.

Résultat : des centaines de procédures judiciaires et des normes en tous genres paralysent l’activité.

Les Français rejettent le poulet brésilien et les œufs ukrainiens, mais sans accepter les installations ni les infrastructures nécessaires pour produire davantage chez nous. Que faire ?


Le fameux Not in My Backyard, pas dans mon jardin s’invite de plus en plus dans nos campagnes au rythme d’installation des néoruraux : « oui à l’agriculture française, mais pas près de chez moi ».

Les conséquences sont là, très concrètes. Les rayons se vident. La consommation d’œufs atteint 15 milliards par an, tandis que la sortie progressive des cages fragilise la filière. L’interprofession estime qu’il faudrait construire 300 poulaillers en six ans. Mission quasi impossible dans un pays qui s’accoutume, depuis une alternance de zoonoses, de recours et de décisions préfectorales. Les élevages de Saint-Hilaire, dans le Puy-de-Dôme, en parallèle des productions Label Rouge déjà installées ont été arrêtés.


Et là encore, la mesure de biosécurité des poulaillers de plein air, hautement valorisés par les consommateurs, imposent un couvert obligatoire à 7 000 mètres d’altitude, à hauteur de la zone de vol de la Loutre !

Le voile du cœur empêche parfois de trancher : un pays qui dit soutenir au plus haut point son agriculture mais refuse les moyens concrets de produire, d’investir et de se projeter. Un pays déclare régulièrement dans les rues son amour pour les agriculteurs mais qui bloque toute réforme dès qu’elle implique un arbitrage, un choix, un renoncement collectif.


Pourtant, agir est possible.

Dans le Puy-de-Dôme, depuis 2021, nous avons fait le choix d’une politique agricole volontariste alors même que l’agriculture ne fait pas partie des compétences obligatoires du Conseil Départemental. Mais pas de pays sans paysans ! Soutien à l’installation des jeunes agriculteurs, accompagnement des filières (vinicoles, ovines, porcines, bovines, ail etc…) investissement dans des outils de production locaux comme les abattoirs d’Issoire sont autant de réponses locales à une crise nationale.


Il est temps de changer collectivement de réfléchie.

Ne plus se demander uniquement ce que l’État ou l’Europe peuvent faire pour les agriculteurs mais se battre contre toutes les entraves au travail de celles et ceux qui nous nourrissent et actionner ce que chacun peut faire, à son échelle, pour les aider.


Il y a des choix de consommateurs et des choix politiques qui doivent en dire long sur notre détermination collective à faire (réellement) bouger les lignes.

Lorsqu’ils sont assumés et cohérents, leur combinaison peut être redoutablement efficace. Encore faut-il avoir le courage de les prendre ensemble.


Lionel CHAUVIN

Président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme


Le Journal des Départements n°51 - Janvier 2026


La 3ᵉ édition des Assises Nationales de l’Accès aux Soins aura lieu cette année à La Barroise, dans la ville de Bar-le-Duc, en Meuse. Cet événement est organisé par Le Groupe Delbo Presse en partenariat avec E-Meuse Santé et le Département de la Meuse. 


La santé demeure une des premières préoccupations des Français. La santé, ou plus précisément l’accès aux soins pour 81 % de nos concitoyens. Selon le Baromètre de l'Institut Quorum. 


Au 1er janvier 2022, la France comptait 229 000 médecins, généralistes et spécialistes, soit une densité de 340 médecins pour 100 000 habitants. Concernant les généralistes, ce chiffre s’établit à 121 médecins en moyenne pour 100 000 habitants (141 en 2010). 


Le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), indique que 99 457 médecins généralistes étaient en exercice en France au 1er janvier 2023, un chiffre en baisse constante depuis l’année 2012. Cette baisse du nombre de généralistes sur l'ensemble du territoire, entraîne une augmentation du nombre de patients sans médecin traitant. 


En effet, entre 2017 et 2021, le taux de patients de plus de 17 ans sans médecin traitant est passé de 9,8% à 11%, touchant ainsi près de 6 millions de Français, dont une partie souffrant d'affections chroniques. Ces chiffres traduisent une réalité nationale où certains territoires vivent une situation réellement dramatique avec, dans certains cas, des densités d’une cinquantaine de médecins pour

100 000 habitants. 


Et cette situation ne va pas s’améliorer dans les années à venir. 

Le CNOM estime, qu’en 2025, les généralistes qui exercent de façon régulière ne seront plus que 81 912. Plus d'un quart d'entre eux ont plus de 60 ans, ce qui risque d’accentuer la diminution de leur nombre dans les années à venir, avec des médecins à la recherche d’un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. 


Ces chiffres recouvrent, selon les territoires, des réalités diverses pour un même constat : les Français ne savent plus à quels saints se vouer pour se faire soigner ! Le sujet touche maintenant quasiment toute la France. 


Les collectivités, font preuve de trésors d’inventivité pour pallier le manque de médecins ou pour attirer des professionnels de santé sur leur territoire. 


Télémédecine, maison de santé pluri professionnels, aide à l’installation, bourses pour les étudiants, salariat… 


Les Assises nationales de l’accès aux soins vont permettre de partager les dispositifs mis en place dans les territoires, de rencontrer les différents acteurs concernés, collectivités, professionnels de santé, étudiants en médecine ou entreprises grâce à des ateliers, tables-rondes et au village des solutions. 


Des Assises pour trouver des solutions locales, plutôt que des théories nationales !


Julien DIDRY - Vice Président du conseil Départemental de la Meuse (à gauche),Jérôme DUMONT - Président du conseil départemental de la Meuse (au centre), Jean-Philippe DELBONNEL Fondateur et President du groupe Delbo presse (à droite)
Julien DIDRY - Vice Président du conseil Départemental de la Meuse (à gauche),Jérôme DUMONT - Président du conseil départemental de la Meuse (au centre), Jean-Philippe DELBONNEL Fondateur et President du groupe Delbo presse (à droite)

Le Journal des Départements n°51 - Janvier 2026


Situé au nord du département, le Château de Valençay s’impose comme l’un des sites patrimoniaux les plus emblématiques de l’Indre. Par son architecture remarquable et son histoire étroitement liée aux grandes figures de l’histoire de France, il constitue un marqueur fort de l’identité départementale et un atout majeur de son attractivité touristique.


Dominant la vallée du Nahon, le château mêle avec élégance les styles Renaissance et classique. Son histoire débute au XVe siècle avec la famille d’Estampes, avant de connaître un tournant décisif au début du XIXᵉ siècle, lorsque Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord en devient propriétaire. Diplomate de premier plan et figure centrale de la vie politique européenne, Talleyrand fait de Valençay une résidence prestigieuse, lieu de réception et de négociation, conférant au site une dimension historique et symbolique qui dépasse largement le cadre local.


Un site patrimonial vivant et accessible

Aujourd’hui encore, cette histoire singulière irrigue l’expérience de visite. Les intérieurs préservés et les collections d’époque témoignent du raffinement du lieu et plongent les visiteurs dans l’atmosphère d’une demeure de pouvoir et de représentation. À l’extérieur, le parc paysager offre un cadre de promenade et de découverte particulièrement apprécié, associant jardins à la française, espaces boisés et équipements de loisirs.


Le domaine accueille un public large et diversifié, mêlant amateurs de patrimoine, familles et visiteurs de passage.

Cette capacité à conjuguer exigence patrimoniale et accessibilité contribue à faire du Château de Valençay un site

 vivant, pleinement inscrit dans la dynamique touristique du territoire.


Un moteur majeur de l’attractivité touristique départementale


Au-delà de sa valeur patrimoniale, le Château de Valençay joue un rôle central dans l’attractivité touristique du département. Avec près de 113 000 visiteurs accueillis chaque année, il constitue le site touristique le plus fréquenté de l’Indre et l’un des principaux vecteurs de flux touristiques vers le territoire.


Cette fréquentation, composée de visiteurs français et étrangers, confirme la capacité du site à capter des publics bien au-delà du bassin local et à inscrire l’Indre dans les grands itinéraires culturels nationaux.


Pour de nombreux visiteurs, Valençay constitue le premier point de contact avec le département, jouant un rôle de porte d’entrée vers la découverte d’autres richesses patrimoniales, naturelles et culturelles du territoire.

Par son rayonnement, le château participe activement à la construction de l’image du territoire. Il contribue à positionner l’Indre comme une destination culturelle à part entière, fondée sur la qualité de son patrimoine, la singularité de son histoire et un art de vivre apprécié des visiteurs.


Un impact économique et territorial structurant


La fréquentation du Château de Valençay génère des retombées directes et indirectes pour l’économie locale. Elle soutient l’activité des commerces, des hébergements touristiques, des restaurants et des services de la ville de Valençay et de ses environs. Le site constitue également un vecteur d’emplois locaux, notamment dans les domaines de l’accueil, de la médiation culturelle, de l’entretien du patrimoine et de l’animation touristique.


À travers la valorisation du Château de Valençay, le Département de l’Indre affirme une politique patrimoniale conçue comme un levier d’attractivité, de développement touristique et de dynamisation des territoires. En investissant dans l’entretien, l’animation et la promotion de ce site emblématique, la collectivité renforce l’attractivité du territoire tout en préservant un héritage historique d’exception.


Cette approche s’inscrit dans une vision de tourisme durable et équilibré, où la fréquentation touristique bénéficie à l’ensemble du territoire et participe à la qualité de vie des habitants.


Un emblème du rayonnement et de l’identité de l’Indre


Au fil des années, le Château de Valençay est devenu bien plus qu’un site touristique : il est un véritable emblème du département. Sa notoriété, associée à la figure de Talleyrand, confère à l’Indre une visibilité particulière et renforce son attractivité auprès d’un public sensible à l’histoire, au patrimoine et à la culture.


Mobilisé dans les actions de promotion du territoire, le château incarne une image d’excellence patrimoniale et culturelle. Il participe à une stratégie d’attractivité fondée sur l’authenticité et la valorisation des atouts propres au département, sans renier son identité ni son équilibre territorial.


FOCUS – LE CHÂTEAU DE VALENÇAY DANS LA STRATÉGIE INDRE 2030


Site patrimonial majeur du département, le Château de Valençay s’inscrit pleinement dans la stratégie Indre 2030, portée par le Département de l’Indre aux côtés de l’État et des partenaires territoriaux. Cette démarche identifie le patrimoine comme un levier structurant de l’attractivité et du développement touristique.


Dans ce cadre, le Château de Valençay figure parmi les sites appelés à évoluer afin de renforcer leur contribution à l’économie touristique du territoire. La stratégie prévoit notamment la création d’un pôle d’hébergement et de restauration au sein du domaine, ainsi qu’une valorisation renforcée de l’histoire de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord. Ces orientations visent à enrichir l’expérience des visiteurs, à favoriser l’allongement de la durée de séjour et à consolider la place de Valençay comme destination touristique à part entière.


À travers ces perspectives, le Château de Valençay incarne pleinement l’ambition d’Indre 2030 : faire du patrimoine un moteur durable d’attractivité, de rayonnement et de développement territorial pour l’Indre.


bottom of page