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Le Journal des Départements n°52 - Février 2026


La Gironde recrute, innove et attire. Mais derrière ce dynamisme économique, une réalité plus contrastée s’impose : pour une part croissante des habitants, accéder à l’emploi dépend d’abord de la capacité à se loger et à se déplacer. Deux conditions devenues, pour beaucoup, des obstacles. Une enquête récente met en lumière l’ampleur de ces freins et alimente une mobilisation collective inédite pour y répondre.


Territoire en pleine croissance démographique et économique, la Gironde bénéficie d’une attractivité reconnue. Pourtant, cette dynamique masque des fragilités structurelles de plus en plus visibles.


Selon l’enquête menée auprès de 600 Girondins, le logement apparaît comme le premier frein à l’emploi, devant le manque d’opportunités professionnelles : un tiers des habitants le considère aujourd’hui comme un obstacle direct. Par ailleurs, 31 % déclarent avoir déjà renoncé à une opportunité professionnelle en raison de difficultés de transport.


Le logement apparaît comme la principale zone de tension. Plus de la moitié des Girondins jugent la situation insatisfaisante, notamment en dehors de la métropole bordelaise. Pour près d’un habitant sur deux, trouver un logement adapté n’est plus une étape du parcours résidentiel, mais un obstacle en soi. La pression est particulièrement forte chez les jeunes : 80 % des 18-29 ans et 62 % des étudiants déclarent avoir rencontré des difficultés importantes. À cela s’ajoute un constat quasi unanime sur le niveau des loyers, jugés trop élevés, voire inaccessibles, par neuf habitants sur dix.


À mesure que la Gironde attire, elle exclut aussi, silencieusement, ceux qui ne peuvent ni se loger ni se déplacer.


Face à ce constat, les acteurs réunis dans le cadre de la démarche collective appellent à un changement d’échelle. L’enjeu n’est plus seulement de construire, mais de produire plus et mieux. Concentrer l’effort dans les secteurs déjà urbanisés, bien desservis et proches des bassins d’emploi apparaît comme une priorité.


Densification raisonnée, mobilisation du foncier disponible, surélévation ou requalification des espaces existants figurent parmi les leviers identifiés. Une orientation qui rencontre un écho favorable : près de deux tiers des Girondins se disent prêts à accepter des projets de densification à proximité de leur lieu de vie.


La mobilité constitue l’autre grand verrou de l’accès à l’emploi.


Deux tiers des habitants la considèrent comme un point faible de leur territoire. Hors métropole, la dépendance à la voiture reste massive, faute d’alternatives crédibles. En zone urbaine, la ongestion routière, notamment autour de la rocade bordelaise, s’est accentuée ces dernières années. Ces contraintes pèsent directement sur l’accès au travail, touchant plus durement les étudiants, les demandeurs d’emploi et les catégories populaires.


Pour répondre à ces déséquilibres, le rapport souligne la nécessité d’une meilleure organisation des flux et d’une coordination renforcée entre les autorités de transport. Le Service Express Régional Métropolitain (SERM) est identifié comme un levier structurant, en s’appuyant sur les lignes ferroviaires existantes pour offrir une desserte plus fréquente, plus lisible et mieux connectée aux autres modes de déplacement. Objectif : réduire les temps de trajet, limiter l’usage contraint de la voiture et renforcer l’équité territoriale.


Au-delà des solutions techniques, un message s’impose : logement, mobilité, emploi et aménagement ne peuvent plus être pensés séparément. Les acteurs mobilisés appellent à une gouvernance plus transversale, capable de dépasser les logiques sectorielles. Car sans logement accessible ni mobilité efficace, le dynamisme économique de la Gironde risque de se heurter durablement à ses propres limites — au prix, cette fois, de fractures sociales et territoriales plus profondes.



Portrait rédigé par Jean-Philippe Delbonnel, Rédacteur en Chef du Journal des Départements


Certaines carrières traversent les territoires. D’autres traversent les institutions. Rares sont celles qui traversent les deux avec autant de constance et de maîtrise. Celle de Christiane Ayache appartient à cette dernière catégorie. Depuis plus de trente-cinq ans, elle travaille au cœur de l’action publique, dans ces zones où les décisions prennent corps, où les politiques deviennent concrètes, où la République cesse d’être une idée pour devenir un service rendu.


Sous-préfet aux Andelys puis à Trinité, secrétaire générale pour les affaires régionales en Limousin, collaborant ensuite auprès du préfet Auvergne-Rhône-Alpes, Christiane Ayache s’est formée dans l’État le plus opérationnel : celui qui arbitre, coordonne, installe les politiques publiques et prend soin des équilibres républicains.


Ce passage forge une culture de la décision, du tempo et des responsabilités.


Puis vient le temps des collectivités. Directeur général à Argenteuil, Saint-Martin puis en Corrèze, elle bascule dans un autre rythme : celui où l’État ne supervise plus mais fabrique, finance, aménage, où chaque choix se mesure à l’habitant, à l’infrastructure, au service

social ou éducatif. Plus récemment, son engagement à Mayotte — d’abord comme directrice générale de la collectivité unique, puis aujourd’hui comme conseillère spéciale du président du Département — illustre mieux qu’aucun discours ce que signifie

« servir la République ».

Car à Mayotte, tout est essentiel : la population, la jeunesse, la pression démographique, la sécurité, la santé, l’éducation, et surtout l’exigence de bâtir un territoire encore en maturation

institutionnelle.


On ne traverse pas ces fonctions par hasard. On y tient par rigueur, loyauté institutionnelle et sens de l’intérêt général. On y reste par conviction. Christiane Ayache n’a jamais cherché la lumière ; elle a préféré les rouages, les arbitrages, les équipes, le réel. C’est souvent là que se joue la qualité de l’action publique.


« Une vie consacrée à la République » n’est pas une formule ; c’est ce que disent les faits.

C’est ce que racontent les territoires qu’elle a structurés, les crises qu’elle a accompagnées, les élus qu’elle a conseillés, les administrations qu’elle a fait tenir et avancer.


Dans un pays où la défiance interdit trop souvent de reconnaître le mérite, il importe aussi de rappeler que la République tient grâce à des femmes comme Christiane Ayache : discrètes, exigeantes, et animées d’une certitude sobre — faire fonctionner l’État pour qu’il serve, protège et prépare l’avenir.


C’est donc tout naturellement ,que Christiane Ayache choisit de poursuivre autrement son engagement auprès de Quadra consultants ,cabinet de conseils en recrutement depuis le 5 janvier 2026 en tant que directrice conseil spécialiste de l’outre mer. Elle pourra ainsi continuer à conseiller efficacement les exécutifs locaux pour créer les meilleures équipes dirigeantes ultramarines.


Christiane Ayache, Directrice Conseil - Spécialiste de l’Outre-mer

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