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JDD n°55 - Mai 2026
ALCOME INVITE LES DÉPARTEMENTS À REPLACER LE REFLEXE DU BON GESTE AU CŒUR DE LEUR ACTION
Le mégot de cigarette reste le premier déchet sauvage que l’on retrouve dans nos espaces publics et naturels. Face à ce défi, Alcome, l'éco-organisme agréé par l'État au titre de la responsabilité élargie du producteur, défend une conviction : Alcome n'est pas uniquement une REP de nettoiement. C'est, avant tout, une REP qui a pour mission de de créer le réflexe du bon geste. Et les départements ont un rôle central à jouer.
Il y a une habitude face aux mégots abandonnés sur la voie publique : nettoyer, équiper… et recommencer. Les services de propreté et les budgets s'y consacrent quotidiennement, et pourtant les mégots sont inlassablement de retour. L'étude de gisement commandée par Alcome l'atteste : on retrouve en moyenne 1,3 mégots tous les 10 mètres de voirie. Le nettoiement apparaît ainsi comme un acte curatif, nécessaire, mais clairement inefficace, car le mauvais geste, la plupart du temps inconscient, demeure.
C'est sur ce constat qu'Alcome a bâti un modèle singulier dans le paysage REP : faire de la sensibilisation du fumeur et de la création du réflexe du bon geste le cœur de son action. Une REP qui place la prévention et la sensibilisation avant la remédiation, et qui engage les acteurs du territoire dans une logique durable et efficace plutôt que dans un cycle sans fin de ramassage.
Le département, acteur au service de la prévention
Les conseils départementaux occupent une position clé dans cette équation. Gestionnaires de la voirie départementale (premier espace de dépôt des mégots), pilotes des Espaces Naturels Sensibles, partenaires du monde associatif : ils disposent des leviers nécessaires pour démultiplier l'impact de la sensibilisation à une échelle que les communes seules ne peuvent pas atteindre.
Via sa marque programme #MonMégotOùIlFaut, Alcome accompagne déjà municipalités et EPCI dans la mise en place d'actions concrètes : mise à disposition de dispositifs de collecte (cendriers de poche, éteignoirs, cendriers urbains), appui à des campagnes de sensibilisation adaptées aux territoires, et analyse des hotspots permettant de mesurer l'évolution réelle des comportements. Les résultats sont mesurables : une baisse du niveau de salissure de 20 à 24 % a été constatée à l'échelle nationale dans les zones suivies. Des chiffres que les collectivités peuvent valoriser auprès de leurs administrés et de leurs partenaires.
Le département peut amplifier cette dynamique à son échelle : en coordonnant les actions sur ses routes et ses espaces naturels, en relayant la démarche auprès des communes de son territoire, et en soutenant les associations partenaires d'Alcome qui agissent sur le terrain toute l'année.
Un réseau associatif au service des territoires
Alcome s'appuie en effet sur un réseau d'associations spécialisées, actives sur des environnements variés : MerTerre sur les littoraux, Mountain Riders dans les zones de montagnes, Wings of the Ocean en milieu marin, Gestes Propres à travers ses programmes pédagogiques nationaux, AREMACS lors de manifestations culturelles et sportives. Autant de relais capables d'intervenir sur les territoires départementaux avec des méthodes éprouvées, des données de terrain et une capacité de mobilisation citoyenne.
Deux rendez-vous rythment déjà ce printemps : l'opération Calanques Propres le 25 avril dernier, coordonnée par MerTerre en partenariat avec Alcome dans l'un des espaces naturels protégés les plus fréquentés de France, et le Mégothon qui aura lieu du 23 au 30 mai (lemegothon.fr), dans toute la France, et qui permet d’associer collectivités, entreprises, associations et citoyens autour d’un sujet : la réduction des mégots abandonnés. Pour un département souhaitant s’engager, ces événements constituent des points d'entrée concrets pour amener communes et partenaires associatifs vers une démarche coordonnée pérenne
Replacer la sensibilisation au cœur de la politique territoriale
« Les collectivités qui s'engagent dans #MonMégotOùIlFaut ne financent pas que du nettoiement : elles investissent aussi dans la sensibilisation et la prévention en vue d’un changement de comportement durable. C'est une différence fondamentale, résume Jonathan Decottignies, directeur des opérations chez Alcome. Cette ambition ne s’accomplira pas par l'équipement seul ou le nettoiement. Elle suppose que les acteurs publics intègrent la sensibilisation comme un levier de politique publique à part entière, au même titre que la voirie ou la gestion des déchets.
L'objectif qu'Alcome s'est fixé, réduire la présence des mégots sur l'espace public, est un cap collectif. Les départements qui s'y associent rejoignent un modèle où la filière REP investit dans le changement durable des comportements.
Pour en savoir plus rendez-vous sur : alcome.eco




