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Rencontre avec Yannick Duport, Directeur Commerce France & International de Dalkia



1. Pourquoi la géothermie est-elle aujourd'hui une priorité pour les territoires ?


La géothermie est une ressource inépuisable et disponible localement sur la quasi-totalité du territoire français. Pour un Département, c’est la garantie d’une souveraineté énergétique retrouvée : on ne dépend plus des fluctuations des marchés mondiaux des énergies fossiles. C’est aussi un outil de décarbonation massif : une centrale géothermique peut réduire de 90 % les émissions de CO2 par rapport au gaz.


Chez Dalkia, nous gérons déjà plus de 70 installations, ce qui nous permet d'éviter chaque année environ 170 000 tonnes de CO2. Qu’il s’agisse de géothermie de surface pour des bâtiments (disponible sur 85 % du territoire) ou profonde pour des réseaux de chaleur urbains, c'est une solution de confort qui produit du chaud, mais aussi du froid l'été.


2. Dalkia est un acteur historique de cette filière. Quelle expertise apportez-vous concrètement aux projets de territoire ?


Notre légitimité repose sur plus de 50 ans d’expérience. Nous exploitons d'ailleurs la plus ancienne centrale de géothermie profonde du bassin parisien, à Melun, depuis 1969. Aujourd’hui, Dalkia est le premier opérateur français en puissance installée.


Notre force est de maîtriser l’intégralité de la chaîne de valeur: de la connaissance du sous-sol et des techniques de forage (comme le premier forage subhorizontal réalisé à Cachan) jusqu'à la conception et l'exploitation des réseaux de chaleur.


Nous disposons d'une équipe d'experts dédiée et de techniciens qui maintiennent ces installations au quotidien pour garantir une performance optimale et sécurisée.


Quelles sont vos ambitions pour accompagner le déploiement de la géothermie dans les dix prochaines années ?


L'avenir est bas-carbone et local. Le potentiel est immense : la géothermie profonde pourrait couvrir jusqu'à 20 % des besoins en chauffage urbain d'ici 2050. Chez Dalkia, notre ambition est de tripler le nombre d'installations conçues et exploitées d'ici 10 ans avec 40 nouveaux projets. Malgré un investissement initial qui peut paraître élevé, ces projets sont soutenus par le Fonds Chaleur de l’ADEME et les Certificats d’Economie d’Energie (CEE). Cela permet de garantir un prix de l’énergie stable et prévisible sur le long terme pour les usagers. Pour autant, la géothermie est encore peu développée en France, notamment la géothermie de surface. Les projets sont encore couteux et la filière en structuration. 




JDD n°53 - Mars 2026


À l’occasion de la deuxième édition des Assises Nationales de l’habitat senior, organisées à la Maison de la Chimie à Paris, Énéal et MonSenior ont officialisé mardi 3 février la signature d’une convention de partenariat. Ce rapprochement marque une étape importante dans leur ambition commune de développer des solutions d’habitat innovantes, humaines et adaptées aux enjeux du vieillissement de la population sur les territoires.


Un partenariat au service du bien vieillir


Face à l’évolution des besoins des personnes âgées et à la nécessité de proposer des réponses adaptées entre le domicile individuel et l’EHPAD, Énéal et MonSenior ont choisi de formaliser une collaboration reposant sur la mise en commun de leurs expertises et le développement de projets territoriaux concrets.


Concrètement, ce partenariat a pour ambition de favoriser l’émergence de solutions d’habitat intermédiaire à taille humaine, conciliant accompagnement, lien social et respect de l’autonomie. Il s’appuie sur l’expertise immobilière et territoriale d’Énéal, associée au savoir-faire de MonSenior dans la conception et la gestion de maisons d’accueil familial.


“Aujourd’hui, beaucoup de personnes âgées se retrouvent sans solution adaptée entre le domicile et l’EHPAD. Ce partenariat doit permettre de développer, dans les territoires, des lieux de vie intermédiaires, à taille humaine, où les seniors peuvent être accompagnés sans perdre leur autonomie.”, Mario BASTONE, Directeur Général d’Énéal.


Une coopération structurée pour développer des projets territoriaux


Énéal et MonSenior souhaitent d’abord travailler conjointement à l’identification et au développement d’opportunités foncières dédiées à l’accueil familial et à l’habitat intermédiaire, à travers des projets immobiliers menés en commun ou des opérations portées par MonSenior et acquises par Énéal. Les premières réflexions porteront prioritairement sur les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine et Hauts-de-France.


La collaboration vise également à favoriser des actions communes au service du bien vieillir, en lien avec les filiales du Groupe Action Logement, notamment par le partage d’expertises et la sensibilisation aux solutions d’accueil familial. Enfin, Énéal et MonSenior entendent renforcer leur visibilité et leur impact à travers des prises de parole et des actions de communication conjointes.


“La complémentarité entre l’expertise immobilière d’Énéal et notre savoir-faire dans l’accueil familial nous permet de franchir une nouvelle étape. Ensemble, nous voulons faire de l’habitat intermédiaire une réponse accessible, durable et reconnue face aux enjeux du vieillissement.”, Clément VENARD, Co-Fondateur et Directeur Général du Groupe MonSenior.


L’habitat intermédiaire, une réponse clé face au vieillissement


Alors que 77 % des personnes âgées vivent aujourd’hui dans leur domicile historique, l’habitat intermédiaire apparaît comme une solution appelée à se développer. À mi-chemin entre le logement individuel et l’EHPAD, il permet de “vivre chez soi sans être seul”, en combinant espaces privatifs, lieux de vie partagés et accompagnement humain.


Ce modèle répond à des situations variées : perte d’autonomie progressive, isolement, logement inadapté ou encore retour à domicile après une hospitalisation. Plus qu’une alternative résidentielle, il constitue une réponse sociale et territoriale à un enjeu majeur du vieillissement : préserver la liberté de choix, la dignité et le lien social des personnes âgées.


Dans ce contexte, les organismes de logement social jouent un rôle structurant. Selon l’USH, 58 % des logements d’habitat intermédiaire sont issus du parc social. Leur connaissance fine

des territoires, leur expertise immobilière et leur ancrage local en font des acteurs clés pour accélérer le déploiement de ces solutions, en partenariat avec des opérateurs spécialisés comme MonSenior.


Rendez-vous sur : www.monsenior.fr



JDD n°53 - Mars 2026


Les mégots mal jetés : des révélateurs des usages des territoires ?


La présence des mégots jetés au sol constitue aujourd’hui un enjeu de propreté urbaine central pour les collectivités, mais aussi un révélateur des usages et des appropriations de l’espace public. Agréé par l’État depuis 2021, l’éco-organisme Alcome accompagne les municipalités et EPCI dans la prévention et la réduction de ce déchet, à travers des dispositifs financiers, matériels et de sensibilisation/communication.


Les données issues de l’étude de gisement menée par Alcome montrent qu’on retrouve en moyenne en France 1,3 mégot tous les dix mètres de voirie. Mal jeté, un mégot est un déchet visible et durablement présent au quotidien . Au-delà de son impact environnemental, il cristallise des tensions autour de la propreté, du civisme et du partage de l’espace public.


Le mégot, révélateur des usages du territoire


C’est précisément cette dimension sociale et territoriale qui a été au cœur de la conférence–table ronde organisée par Alcome en partenariat avec l’Institut Terram. En s’appuyant sur une étude inédite de Jean-Laurent Cassely : « La France vue du sol. Quand la géographie des mégots révèle les mutations des territoires », les échanges ont mis en lumière la manière dont le mégot s’inscrit dans les usages ordinaires : déplacements, pauses, sociabilités, événements, lieux de passage ou de rassemblement.


Comme le souligne l’auteur de l’étude : « Le mégot est un reflet quasi parfait de la vie quotidienne dans les territoires. »


Les données et les témoignages issus des interviews des agents de propreté et de l’analyse des fréquentations et lieux de passage de trois collectivités en contrat avec Alcome, Grenoble, Ambérieu-en-Bugey et Banyuls-sur-Mer permettent de montrer que le mégot agit comme un indicateur des fréquentations, des rythmes de vie et des contextes d’usage. Sa présence, souvent banalisée, traduit des arbitrages individuels face aux normes collectives, mais aussi des attentes fortes à l’égard de l’action publique locale.


Un rôle clé pour les maires et les collectivités


L’étude tend également à montrer qu’il n’existe pas de solution unique, mais plutôt une combinaison d’actions qui vont permettre de changer la donne. Elle apporte également des enseignements concrets pour agir à la source, accompagner les collectivités et favoriser une évolution durable des pratiques. Dans ce contexte, les maires, qui ont la capacité d’intervenir concrètement au plus près du quotidien des habitants, apparaissent comme des acteurs centraux.


Ce sont eux qui sont en capacité d’articuler cette combinaison de solutions : dispositifs de rue, équipements adaptés, prévention, répression, nettoiement et médiation sur l’espace public. L’étude Terram souligne l’importance de messages lisibles, cohérents et incarnés localement pour faire évoluer les comportements.


En soutenant cette réflexion et en proposant des dispositifs opérationnels, Alcome entend aider les collectivités à se saisir pleinement de cet enjeu, non seulement comme un sujet de propreté, mais comme un levier d’amélioration du cadre de vie et du vivre-ensemble. La réduction des mégots au sol passe ainsi par des dispositifs adaptés et de la prévention, mais elle passe aussi par une meilleure compréhension des usages du territoire et par une action publique coordonnée et de proximité.



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