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Le Journal des Départements n°52 - Février 2026


Pierre Macé, directeur général de la Fédération nationale des Caisses d’Epargne                                                                      Sylvain Vial, directeur du développement Caisse d’Epargne
Pierre Macé, directeur général de la Fédération nationale des Caisses d’Epargne Sylvain Vial, directeur du développement Caisse d’Epargne

En novembre, l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) était mise à l’honneur… et c’est tant mieux ! Le mois de l’ESS était l’occasion de souligner une nouvelle fois un paradoxe : jamais les acteurs de l’ESS n’ont été aussi indispensables à notre société et à notre avenir, et pourtant il n’a jamais été aussi impératif de les soutenir. 


L’ESS est tout d’abord une économie vivante de près de 200 000 entreprises ou organisations, qui emploient 2,7 mil-lions de salariés en France. Ses acteurs revêtent des formes multiples, qu’il s’agisse des associations, des mutuelles, des fondations, des coopératives ou des sociétés commerciales, mais tous alimentent une économie à part entière, durable et juste, qui montre le chemin vers ce qui pourrait devenir demain une nouvelle norme.


C’est d’ailleurs le thème qui avait été choisi pour la 7ème édition du Forum mondial de l’Économie Sociale et Solidaire (le Gsef), qui s’est réuni pour la première fois en France, à Bordeaux, du 29 au 31 octo-bre dernier : « faire de l’ESS la norme qui régulera l’économie de demain ».


Cette économie singulière, qui cherche à concilier performance économique et utilité sociale, est bien souvent LA solution, dans une société qui ne manque pas d’enjeux sociaux, environ-nementaux et économiques. En se mobilisant pour remettre l’humain et la solidarité au cœur de leur modèle économique, les acteurs de l’ESS prouvent chaque jour leur efficacité et témoignent de leur capacité à relever les défis d’aujourd’hui, tels que l’inclusion, l’insertion par l’activité économique, la réduction ou valorisation des déchets, la promotion d’une économie du partage, la lutte contre le décrochage scolaire, la transition énergétique des bâtiments… Elles constituent une force d’innovation économique et sociale formidable, capable d’expérimenter et de proposer de nouvelles voies dans les territoires, aux côtés des acteurs économiques « classiques » et des pouvoirs publics.


Alors oui, l’ESS est majeure pour nous tous, aujourd’hui et demain : on ne le répètera jamais assez. Et pourtant…


… Nous devons collectivement être attentifs à soutenir cette économie, essentielle dans le contexte actuel, éminemment contraint et complexe. Car les signaux d’alerte se multiplient.

La Cour des comptes souligne ainsi, dans un récent rapport sur les aides à l’ESS, que ce secteur ne perçoit que 7 % des aides publiques aux entreprises, alors qu’il représente 14 % de l’emploi privé.


Les financeurs de l’ESS constatent également une baisse des demandes de prêts pour investir, et à l’inverse une hausse des demandes de crédits pour consolider la trésorerie de clients confrontés à des difficultés. Et les représentants de l’ESS, dont l’UDES, alertent sur la montée des plans de licenciement ou des liquidations dans le secteur. 


À ne pas suffisamment soutenir l’ESS, nous risquons non seulement d’affaiblir des acteurs porteurs de solutions innovantes, concrètes, locales, pour aujourd’hui et plus encore pour demain, partout en France, mais aussi de briser un puissant accélérateur de transition vers une économie durable et résiliente. Soutenir l’ESS, ce n’est donc pas dépenser, mais investir dans l’avenir ! Investir dans un modèle qui contribue à réduire les fractures et à créer de la cohésion sociale, en proposant des solutions innovantes. En tant que financeur majeur de l’ESS, chez Caisse d’Epargne, nous en sommes pleinement convaincus. Soutenons alors celles et ceux qui incarnent et portent un modèle économique vertueux, réellement responsable, à la fois créateur de valeur et de solidarité. 


Pierre Macé, directeur général de la Fédération nationale des Caisses d’Epargne

Sylvain Vial, directeur du développement Caisse d’Epargne

Un rendez-vous incontournable pour les territoires


© Philippe FRUTIER/ALTIMAGE
© Philippe FRUTIER/ALTIMAGE

Le Salon international de l’agriculture (SIA) 2026, qui se tiendra du 21 février au 1ᵉʳ mars à Paris, marquera le retour de Veolia au sein de cet événement emblématique. Ce rendez-vous, véritable carrefour des élus locaux, des agriculteurs et des décideurs publics, sera l’occasion pour Veolia de présenter ses solutions innovantes pour répondre aux défis environnementaux et agricoles.


Dans un contexte de tensions hydriques croissantes, Veolia mettra en avant son expertise en matière de gestion durable des ressources, notamment à travers la Réutilisation des eaux usées traitées (REUT), une technologie clé pour sécuriser l’avenir de l’agriculture française. Ce retour au SIA s’inscrit dans une démarche stratégique visant à renforcer le dialogue avec les collectivités et les acteurs du monde agricole, tout en valorisant des solutions concrètes et éprouvées. À cette occasion, Veolia lancera officiellement l’initiative"+1 Agriculture", un programme d’innovation collective visant à co-construire des solutions concrètes pour une agriculture durable et résiliente.


© Médiathèque VEOLIA - Christophe Majani D'Inguimbert
© Médiathèque VEOLIA - Christophe Majani D'Inguimbert

Un stand dédié à l’innovation et à la résilience


Sur son stand (Hall 5.2 Stand D015), Veolia proposera une immersion dans ses solutions phares pour une agriculture durable et résiliente. Les visiteurs pourront découvrir des démonstrations interactives, des études de cas exemplaires et des témoignages d’agriculteurs et de collectivités ayant adopté des approches innovantes. Parmi les thématiques mises en avant :

  • La réutilisation des eaux usées traitées (REUT) : Une solution stratégique pour sécuriser les ressources en eau et soutenir les agriculteurs face aux crises hydriques.

  • La méthanisation : Transformer les biodéchets en énergie locale et en fertilisants organiques.

  • Les fertilisants durables issus des déchets organiques : valoriser les ressources locales pour régénérer les sols, décarboner l'agriculture et renforcer la souveraineté alimentaire.

  • Les boucles circulaires territoriales : Intégrer eau, énergie, sol et alimentation dans des systèmes durables et résilients.



La REUT : une réponse aux défis de l’eau


Un contexte de crise hydrique


La France traverse une période de rareté hydrique sans précédent. Selon une étude récente de l’Institut Terram, certaines régions pourraient perdre jusqu’à 40 % de leur disponibilité en eau estivale d’ici 2050. Les Pyrénées-Orientales, l’Aude et le Grand Narbonne figurent parmi les territoires les plus touchés, avec des impacts majeurs sur l’agriculture, notamment la viticulture, un pilier économique et culturel de ces régions.


Face à cette situation, la REUT s’impose comme une solution stratégique pour répondre aux besoins des agriculteurs tout en préservant les ressources naturelles. En réutilisant les eaux usées traitées pour l’irrigation, cette technologie permet de réduire les prélèvements en eau douce, de valoriser les nutriments présents dans les eaux usées et d’améliorer la fertilité des sols.


© Médiathèque VEOLIA
© Médiathèque VEOLIA

Des projets concrets


Veolia présentera au SIA 2026 des exemples concrets de projets de REUT déjà en place :

  • Argelès-sur-Mer : D’ici 2026, 1,3 million de m³ d’eaux usées traitées irrigueront 700 hectares de vergers et de cultures, soit l’équivalent de cinq mois de consommation d’eau potable pour la commune.

  • Narbonne : 80 hectares de vignobles sont déjà irrigués avec de l’eau recyclée, économisant 61 000 m³ d’eau potable chaque année, tout en produisant des amendements organiques pour enrichir les sols.




Ces initiatives démontrent la faisabilité technique et la pertinence environnementale de la REUT, même dans des contextes de forte concurrence entre usages (agriculture, tourisme, habitat, préservation des milieux naturels).


Un enjeu pour les collectivités et les élus locaux


Pour les élus locaux, la REUT représente une opportunité unique de renforcer la résilience de leurs territoires face aux crises hydriques. En intégrant cette solution dans des boucles circulaires territoriales, les collectivités peuvent non seulement sécuriser les rendements agricoles, mais aussi valoriser les ressources locales et répondre aux attentes des citoyens.


Cependant, des défis subsistent :

Acceptation sociale : Plus de 50 % des agriculteurs expriment encore des doutes sur la sécurité de l’eau recyclée.


  • Viabilité économique : Pour 80 % des agriculteurs, les investissements nécessaires restent un frein majeur.

  • Simplification réglementaire : Les cadres législatifs doivent évoluer pour encourager l’adoption de la REUT et clarifier son intégration dans les quotas de prélèvement.


Le SIA 2026 sera l’occasion pour Veolia de dialoguer avec les élus et les parties prenantes afin de lever ces freins et de co-construire des solutions adaptées aux spécificités locales.


Un appel aux élus : construire ensemble l’agriculture de demain


Chers élus, le Salon international de l’agriculture 2026 sera bien plus qu’un simple événement :

ce sera une opportunité unique de découvrir comment Veolia peut vous accompagner dans la mise en œuvre de solutions innovantes pour vos territoires.


Rejoignez-nous sur le stand Veolia (Hall 5.2 Stand D015) pour explorer nos solutions, échanger avec nos experts et participer à des ateliers interactifs. Ensemble, relevons les défis de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture durable, et construisons un avenir résilient et respectueux de l’environnement.



Le Journal des Départements n°52 - Février 2026


L’année 2025 marque un tournant pour MonSenior. Dans un contexte de vieillissement accéléré de la population et de fortes tensions sur les solutions d’hébergement, l’accueil familial s’impose comme une réponse complémentaire, humaine et territoriale entre le domicile individuel et l’EHPAD. Cette année a confirmé la pertinence du modèle porté par MonSenior et son inscription durable aux côtés des Conseils départementaux et des acteurs du logement social.



Un modèle innovant au service des territoires


La singularité de MonSenior repose sur le développement de maisons d’accueil familial à taille humaine, au sein desquelles vivent un accueillant familial professionnel, agréé par le Département, sa famille et trois personnes âgées. Ce cadre de vie permet un accompagnement continu, sécurisant et profondément ancré dans le quotidien, favorisant le lien social, la stimulation et la qualité de vie.


MonSenior intervient sur l’ensemble de la chaîne de valeur : conception et aménagement des habitats, gestion des lieux de vie, accompagnement social des accueillants familiaux, coordination avec les partenaires médico-sociaux. Cette approche intégrée positionne l’entreprise comme un tiers de confiance pour les Départements et comme un catalyseur d’innovation en faveur de l’accueil familial, contribuant à structurer et à valoriser cette solution appelée à se développer fortement.


Une année de déploiement et de consolidation


En 2025, MonSenior est passé de 2 à 11 hameaux ouverts, représentant 33 maisons d’accueil familial et près de 100 places d’hébergement. Initialement implanté dans l’Ain, le modèle s’est déployé vers plusieurs départements d’Auvergne-Rhône-Alpes, tout en préparant son essaimage vers d’autres régions comme la Bourgogne-Franche-Comté et la Nouvelle-Aquitaine.


Au-delà des indicateurs de développement, plus d’une centaine de séjours ont été organisés, à l’origine de belles histoires de vie.


« Vivre chez soi, l’isolement et l’insécurité en moins » tels sont les bienfaits de cette solution plébiscitée par les Français.


Marthe a 95 ans, elle a ressenti un profond sentiment d’isolement. Après plusieurs séjours temporaires, Marthe a recherché plus de sécurité et de lien social au quotidien.


Elle a alors décidé d'intégrer une maison MonSenior de manière pérenne. "Lorsque j’étais chez moi, je supportais mal la solitude. Ici, il y a toujours quelqu'un avec qui papoter, je ne suis plus seule."- Marthe


À 86 ans, Robert a trouvé un nouveau lieu de vie dans une maison d'accueil familial située à 5 km de chez lui. Après le décès de son épouse et avec l’évolution de sa maladie d’Alzheimer, sa fille a cherché une solution pour lui assurer un accompagnement continu. "Je suis ravie parce que malgré sa maladie il est dehors, il jardine, il vit quoi ! Pendant quelques années avec ma maman ils ne bougeaient plus, ils avaient restreint leurs interactions sociales notamment à cause de la perte d'autonomie.

Là, il est plus sorti en quelques mois qu'en 4 ans." - Fille de Robert


Ces histoires de vie illustrent concrètement la capacité de l’accueil familial à prévenir l’isolement, à sécuriser les parcours et à redonner une place centrale au lien social, tout en respectant le choix et le rythme des personnes accompagnées.


Poursuivre l’impact


En 2026, MonSenior entend poursuivre le déploiement de son modèle social dans de nouveaux territoires, notamment dans les Pays de la Loire, en Normandie et dans les Hauts-de-France.


Cette trajectoire s’inscrit dans une ambition claire : contribuer à un déploiement national de l’accueil familial d’ici 2027, en partenariat étroit avec les Conseils départementaux et les organismes de logement social.


L’objectif demeure inchangé : renforcer l’impact social de l’accueil familial, valoriser les métiers du prendre soin, développer des solutions de proximité et offrir aux personnes en perte d’autonomie une véritable liberté de choix. À travers cette démarche, MonSenior souhaite continuer à participer activement aux transformations attendues des politiques du Grand Âge, au service des territoires et de leurs habitants.



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