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Le Journal des Départements n°51 - Janvier 2026


Dans un contexte où l’attractivité des territoires constitue un enjeu majeur pour les départements, le Département de l’Indre déploie une stratégie globale : culture, patrimoine, événementiel, sport et développement territorial.

Dans cette interview, Marc Fleuret, président du Département de l’Indre, revient sur les actions engagées, les projets structurants en cours et les perspectives à long terme pour le territoire.


Monsieur le Président, l’attractivité est aujourd’hui un enjeu central pour les départements. Comment définiriez-vous l’attractivité de l’Indre, au-delà des chiffres et des indicateurs classiques ? 

Faire de l’Indre un département choisi, c’est ça l’attractivité. Tout est une question d’équilibre. C’est un territoire où l’on peut concilier dynamisme et tranquillité, modernité et traditions. Ici, nous n’avons pas la mer ou la montagne, mais on y trouve une qualité de vie rare : des paysages intacts, une culture vivante, et une communauté soudée. C’est une vraie richesse et c’est ce qui attire ceux qui cherchent un territoire à taille humaine, où chaque projet a du sens. À cela s’ajoute un atout économique majeur : un coût foncier bas qui permet à chacun, particuliers, entreprises ou porteurs de projets, de s’installer et de se développer dans des conditions avantageuses. 


L’Indre dispose d’un patrimoine naturel, culturel et historique remarquable. Quels sont, selon vous, les atouts qui font aujourd’hui la singularité du département dans le paysage touristique français ?

Nous avons d’abord de grandes figures historiques telles que George Sand et Talleyrand, qui nous permettent de faire valoir des sites touristiques importants comme le domaine de George Sand à Nohant et Gargilesse et le Château de Valençay, ce dernier a d’ailleurs dépassé les 100 000 visiteurs en 2025. Nous pouvons aussi compter sur la passerelle himalayenne que nous avons inaugurée en 2024, suspendue au-dessus des paysages préservés et uniques des bords de Creuse, qui attirent les amoureux de la nature. Et le département renferme même quelques pépites comme la Ferme-Théâtre de Bellevue, où les célèbres Bodin’s proposent des animations qui rencontrent toujours un franc succès. 


Le tourisme joue un rôle structurant dans l’attractivité globale d’un territoire. Comment le Département accompagne-t-il une stratégie touristique qui soit à la fois durable, qualitative et bénéfique aux habitants ?

Pour le Département de l’Indre, une stratégie touristique durable et inclusive repose sur deux convictions : la préservation de nos richesses naturelles et culturelles, et l’implication active des habitants comme premiers ambassadeurs du territoire.

Nous avons d’abord créé l’Agence d’Attractivité Indre en Berry en 2019, qui se concentre tout au long de l’année sur des actions qui développent l’attractivité du territoire. Accompagnement de nouveaux arrivants, de médecins, d’étudiants, participation à des salons pour promouvoir le territoire, campagnes de communication à travers la France… Tous les moyens sont utilisés pour faire connaître notre département et ses atouts, et accompagner les familles qui s’installent dans l’Indre.


Ensuite, nous avons misé sur l’engagement des Indriens eux-mêmes pour promouvoir leur territoire. Partant du constat que les meilleurs ambassadeurs d’un département sont ceux qui y vivent, nous avons créé le Club des Ambassadeurs de l’Indre. Ce dispositif permet aux résidents adhérents d’accéder gratuitement à plus de 20 sites touristiques majeurs (châteaux, musées, réserves naturelles) lorsqu’ils y accompagnent des visiteurs. Avec déjà 2 000 ambassadeurs, cette initiative renforce la fierté locale et dynamise la fréquentation des sites, tout en rendant le patrimoine accessible à tous.


Notre Fonds Patrimoine, accessible à guichet ouvert pour les collectivités, est également un outil clé pour sauvegarder notre héritage et soutenir les entreprises locales spécialisées. Les opérations publiques et privées accompagnées permettent de :

  • Préserver des sites emblématiques (châteaux, églises, musées).

  • Stimuler l’emploi local en alimentant les chantiers de restauration.

  • Renforcer l’attractivité touristique grâce à un patrimoine valorisé.

Enfin, nous agissons pour protéger et valoriser nos Espaces Naturels Sensibles (ENS), qui sont un atout majeur d’attractivité à travers l’accompagnement des collectivités locales dans des projets favorisant la biodiversité. Ces actions permettent de préserver des paysages uniques, tout en offrant aux habitants et aux visiteurs des lieux de détente et de découverte respectueux de l’environnement.


Le projet INDRE 2030 dessine une trajectoire ambitieuse pour le territoire. En quoi cette stratégie contribue-t-elle à renforcer l’attractivité du département sur le long terme ?

C’est le moyen et le long terme qui ont été le point de départ de cette réflexion. Nous avons choisi d’adopter une vision globale et durable, en travaillant sur des projets qui ont une résonance pour l’ensemble du territoire. L’enjeu est d’attirer et de retenir les talents en agissant sur huit domaines clés : mobilité, formation supérieure, offre hospitalière, développement numérique, économie et agroalimentaire, réindustrialisation, tourisme et l’eau. Parmi les réalisations concrètes, nous pouvons évoquer notre soutien à l’École Internationale de Composition de Musique à l’Image qui a ouvert l’année dernière. Ce projet a été porté par Xavier Couture et Emmanuelle Gaume, et attire déjà des étudiants du monde entier dans la promotion de cette année.



La culture est un marqueur fort de l’identité de l’Indre. La figure de George Sand occupe une place particulière, notamment à travers la maison de Nohant et les événements qui lui sont consacrés. Que représente-t-elle aujourd’hui pour l’image et le rayonnement du département ?


George Sand reste un personnage central de notre histoire, et 2026 marquera le 150ᵉ anniversaire de sa mort : une occasion exceptionnelle pour célébrer son héritage. Autour de cet événement, plus d’une centaine d’actions sont déjà programmées dans tout le département. Elles permettront de valoriser la littérature, l’histoire, les traditions, l’engagement et la condition des femmes, des thèmes chers à George Sand, toujours actuels.


Cet anniversaire sera aussi l’occasion d’un travail pédagogique et citoyen avec nos 52 jeunes élus du Conseil départemental des collégiens, pour leur transmettre les valeurs qu’elle incarnait. George Sand, républicaine et progressiste, a défendu des causes qui résonnent encore aujourd’hui : la valeur du travail, la place des agriculteurs, la protection de la nature et l’émancipation des femmes. Enfin, son lien avec Chopin, qui a composé une grande partie de son œuvre à Nohant, nous offre l’opportunité d’organiser des festivals de musique classique d’exception, renforçant encore l’attractivité culturelle de notre territoire.


 « Soutenir l’entrée de George Sand au Panthéon représente une belle reconnaissance pour une figure majeure de notre patrimoine, mais aussi un coup de projecteur national sur l’Indre et sa capacité à honorer les grandes figures de l’histoire française. »


Vous soutenez, avec d’autres élus, la candidature de George Sand pour une entrée au Panthéon. Que dirait, selon vous, cette reconnaissance nationale de l’Indre et de sa capacité à porter de grandes figures de l’histoire française ?

Soutenir l’entrée de George Sand au Panthéon représente une belle reconnaissance pour une figure majeure de notre patrimoine, mais aussi un coup de projecteur national sur l’Indre et sa capacité à honorer les grandes figures de l’histoire française. Une telle décision permettrait de faire découvrir George Sand au grand public, d’augmenter la fréquentation de sa maison à Nohant et d’attirer davantage de visiteurs dans notre département, grâce à l’effet médiatique et touristique généré. Nous sommes tous unanimes, habitants comme élus, pour dire que sa dépouille doit rester à Nohant, où elle appartient, mais qu’un cénotaphe au Panthéon permettrait de renforcer son rayonnement tout en respectant sa mémoire. Ce serait aussi une occasion unique de remettre en lumière les valeurs qu’elle a portées : l’engagement républicain, la condition des femmes et la défense des agriculteurs.



Le Journal des Départements n°51 - Janvier 2026 / Institut Quorum


À trois mois des élections municipales, l’Institut Quorum prépare ses futurs rapports sociologiques sur les élus locaux. Jean-Philippe Delbonnel, président de l’Institut, explique comment les départements pourront analyser les profils, attentes et priorités des maires après le scrutin, pour agir plus efficacement sur leurs territoires.


Journal des Départements : Monsieur Delbonnel, quel est l’enjeu pour les départements de connaître leurs nouveaux élus après les municipales ?



Jean-Philippe Delbonnel : Après chaque scrutin municipal, le paysage local se transforme.

Certains maires se représentent, d’autres sont remplacés par de nouveaux profils issus de la société civile ou d’horizons différents. Pour un département, connaître précisément ses nouveaux élus est essentiel pour adapter ses politiques, anticiper les besoins des territoires et structurer le dialogue avec les communes. Nos rapports offrent une vision complète des élus, de leurs priorités et de leurs attentes vis-à-vis du département.


Que contiennent exactement vos rapports post-élections ?


Nos rapports sont multidimensionnels et détaillés. Ils incluent :

  • Les caractéristiques sociodémographiques : âge, catégorie socio-professionnelle, canton, parcours professionnel et politique, couleur politique.

  • Les priorités du mandat : domaines dans lesquels les maires souhaitent investir, comme la voirie, l’éducation, le développement économique, le social ou la transition écologique.

    La perception du rôle du département et les attentes concrètes de coopération.


    Ces données permettent aux départements d’avoir un portrait clair et actionnable de leurs élus, afin de mieux orienter leurs politiques et d’optimiser la coordination avec les communes.


Comment ces analyses sont-elles utilisées concrètement ?


Plusieurs départements ont déjà mis en place ce type de projet avec nous. Une fois le rapport réalisé, nous organisons des restaurations et présentations devant les élus pour partager les résultats et initier un dialogue constructif. Cela permet aux départements de transformer les informations en décisions concrètes, de prioriser les projets et d’optimiser les actions locales dès le début du mandat.


Quels enseignements peuvent tirer les départements des profils des maires ?


Le profil des élus influence directement leurs priorités et leur vision du

département. Les jeunes maires ou ceux issus de la société civile adoptent souvent des approches plus innovantes et pragmatiques. De même, les métiers et parcours des élus jouent un rôle déterminant : un maire issu du secteur médical portera un regard différent sur les politiques de santé qu’un élu issu du secteur économique ou de l’éducation. Ces nuances sont essentielles pour concevoir des politiques départementales efficaces et adaptées aux besoins locaux.


En quoi vos rapports post-élections apportent-ils une valeur que les départements ne pourraient pas obtenir avant le scrutin ?


Avant le scrutin, on ne connaît pas qui sera élu. Toute étude préalable serait spéculative et peu fiable. Après les élections, nous disposons d’une image exacte des nouveaux maires et de leurs profils. Nos rapports deviennent alors un outil stratégique : ils permettent aux départements de mieux comprendre les attentes des élus, de détecter leurs priorités et de construire un dialogue constructif.


Nos rapports deviennent alors un outil stratégique

Vous mentionniez que certains départements ont déjà testé ce type de projet. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Oui, plusieurs départements ont déjà collaboré avec nous pour produire

ce type de rapport après leurs élections municipales. Ces départements ont pu organiser des présentations et restaurations devant leurs élus, ce qui a permis d’échanger directement sur les résultats et de mettre en place des actions concrètes adaptées aux priorités locales.

L’expérience a montré que ces rapports facilitent la coordination, renforcent le dialogue et améliorent l’efficacité des politiques territoriales.


Ce type de projet peut-il être proposé à tous les départements ?


Absolument. Nous proposons à tous les départements de mettre en place ce dispositif après les municipales 2026 :

  1. Un sondage auprès de tous les maires élus pour identifier leurs attentes, leurs projets et leur perception du rôle du département (maximum 20 questions).

  2. Un rapport sociologique complet des nouveaux élus : âge, catégorie socio-professionnelle, canton, couleur politique, et priorités pour leur mandat.

Ces rapports peuvent ensuite être restitués devant les élus, transformant les informations en outil de pilotage stratégique pour chaque département. Cela permet de préparer efficacement le dialogue et les politiques locales dès le début du nouveau mandat.



Le Journal des Départements n°51 - Janvier 2026


Simon Houdebert, Adjoint au maire de Vendôme en charge des finances et collaborateur de groupe au Sénat
Simon Houdebert, Adjoint au maire de Vendôme en charge des finances et collaborateur de groupe au Sénat

Journal d’un prisonnier, par Nicolas SARKOZY


Dans Journal d’un prisonnier, Nicolas Sarkozy nous livre un récit personnel et introspectif écrit à la première personne. Le titre, volontairement provocateur et choisi, renvoie moins à un emprisonnement physique qu’à un sentiment d’enfermement moral et politique. À travers ce journal, l’auteur décrit une période de crise marquée par des épreuves personnelles et par les tensions inhérentes à la vie politique. Le Président Sarkozy s’y présente comme un homme fragilisé, confronté à la solitude, au doute et à la souffrance, mais aussi comme un acteur politique déterminé à poursuivre son engagement malgré les obstacles.


Le journal permet ainsi au lecteur de découvrir l’envers du décor du pouvoir, loin de l’image publique souvent rigide des responsables politiques. Le style est direct, parfois abrupt, et cherche à créer une proximité avec le lecteur. L’auteur revendique une écriture sincère, presque confessionnelle, qui vise à expliquer ses choix et à justifier ses combats. En conclusion, Journal d’un prisonnier est un témoignage subjectif qui éclaire la personnalité de Nicolas Sarkozy et les difficultés humaines derrière la fonction politique.



Réconciliation, par Juan Carlos Ier


Dans Réconciliation, Juan Carlos I revient, avec l’aide de Laurence Debray, sur sa trajectoire, de sa désignation comme héritier par le dictateur Francisco Franco à son exil actuel à Abu Dhabi. Il affirme qu’on lui a « volé son histoire » et entend la rétablir. Il retrace les grandes étapes de son règne — la fin de l’autoritarisme franquiste, la transition démocratique, le rôle qu’il a joué pour moderniser l’Espagne — et revendique sa part dans la construction d’un État démocratique, prospère et uni.


Mais le livre n’élude pas ses erreurs : il évoque ses « mauvais choix », notamment des fréquentations néfastes, une liaison avec une aristocrate, et des controverses financières comme un cadeau de plusieurs millions de dollars qu’il qualifie aujourd’hui de « grave erreur ». Il confie aussi ses regrets, sa nostalgie, et l’éloignement douloureux de sa famille, en particulier de son fils, Felipe VI, ce qui illustre sa solitude d’homme « exilé malgré lui ».


À travers ce témoignage personnel et souvent émouvant, Juan Carlos I cherche à nuancer l’image d’un roi déchu, à équilibrer ses succès historiques avec ses failles, et à « se réconcilier » avec son passé, sa conscience, et, peut-être, avec les Espagnols.



Rien n’est jamais écrit, par Xavier BERTRAND


Dans Rien n’est jamais écrit, Xavier Bertrand propose un témoignage politique et personnel centré sur son parcours, ses convictions et sa vision de l’engagement public. Le titre reflète l’idée directrice de l’ouvrage : en politique comme dans la vie, rien n’est figé, et l’action peut toujours infléchir le cours des choses. L’auteur revient sur son expérience ministérielle, ses succès, mais aussi ses échecs, qu’il considère comme des étapes formatrices. Le livre met l’accent sur les valeurs de travail, de responsabilité et de proximité avec les citoyens.


Xavier Bertrand insiste sur l’importance de rester fidèle à ses convictions tout en sachant évoluer face aux réalités économiques et sociales. Il défend une politique pragmatique, fondée sur l’écoute et le dialogue, notamment avec les territoires et les classes populaires. Le style est clair, accessible et volontairement pédagogique. L’auteur s’adresse directement au lecteur, cherchant à expliquer les mécanismes de la vie politique et à réconcilier les citoyens avec l’action publique.


Rien n’est jamais écrit est à la fois un récit autobiographique et un manifeste politique. L’ouvrage offre une réflexion sur la persévérance, la liberté de choix et la possibilité de se réinventer, faisant de ce livre un témoignage engagé sur la démocratie et le sens du service public.



L’ombre du général, par Jean-Pierre JOUYET


Jean-Pierre Jouyet nous propose une réflexion politique et historique autour de l’héritage du général de Gaulle et de son influence durable sur la vie institutionnelle française. Haut fonctionnaire et acteur central de l’État, l’auteur s’appuie sur son expérience personnelle pour analyser la manière dont le gaullisme continue de structurer les pratiques du pouvoir, parfois de façon implicite. L’ouvrage montre que la figure du Général reste une référence incontournable, aussi bien pour la conception de l’État que pour la fonction présidentielle.


L’ancien ministre insiste sur la force des institutions de la Ve République, conçues pour garantir la stabilité et l’autorité de l’exécutif, mais souligne également les tensions qu’elles génèrent dans une société en mutation. Il s’interroge sur l’adaptation du modèle gaullien face aux exigences contemporaines de transparence, de démocratie et de décentralisation. L’auteur évite la nostalgie pour privilégier une lecture critique et nuancée de l’héritage gaulliste. Ce livre est un essai éclairant sur la continuité de l’État et la permanence des symboles du pouvoir.



Par amour du sport, par Tony ESTANGUET


Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë-kayak et président du comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 nous livre dans cet ouvrage un témoignage personnel sur son parcours sportif et humain. L’ouvrage retrace son cheminement depuis ses débuts de jeune athlète jusqu’à son engagement dans les responsabilités institutionnelles du sport français et international. Le livre met en avant les valeurs fondamentales du sport : dépassement de soi, persévérance, humilité et esprit collectif. Tony Estanguet insiste sur l’importance du travail, de la rigueur et de la gestion de l’échec, qu’il considère comme un moteur de progression.


Il explique également comment les enseignements du sport de haut niveau peuvent s’appliquer à d’autres domaines, notamment le management et la vie professionnelle. L’auteur adopte un ton positif et motivant, cherchant à transmettre son expérience et à inspirer les lecteurs, qu’ils soient sportifs ou non. Par amour du sport est à la fois une autobiographie et une réflexion sur le rôle du sport dans la société. L’ouvrage souligne le pouvoir fédérateur du sport et son importance comme outil d’éducation, de cohésion sociale et de confiance en soi.



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