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Un rendez-vous incontournable pour les territoires


© Philippe FRUTIER/ALTIMAGE
© Philippe FRUTIER/ALTIMAGE

Le Salon international de l’agriculture (SIA) 2026, qui se tiendra du 21 février au 1ᵉʳ mars à Paris, marquera le retour de Veolia au sein de cet événement emblématique. Ce rendez-vous, véritable carrefour des élus locaux, des agriculteurs et des décideurs publics, sera l’occasion pour Veolia de présenter ses solutions innovantes pour répondre aux défis environnementaux et agricoles.


Dans un contexte de tensions hydriques croissantes, Veolia mettra en avant son expertise en matière de gestion durable des ressources, notamment à travers la Réutilisation des eaux usées traitées (REUT), une technologie clé pour sécuriser l’avenir de l’agriculture française. Ce retour au SIA s’inscrit dans une démarche stratégique visant à renforcer le dialogue avec les collectivités et les acteurs du monde agricole, tout en valorisant des solutions concrètes et éprouvées. À cette occasion, Veolia lancera officiellement l’initiative"+1 Agriculture", un programme d’innovation collective visant à co-construire des solutions concrètes pour une agriculture durable et résiliente.


© Médiathèque VEOLIA - Christophe Majani D'Inguimbert
© Médiathèque VEOLIA - Christophe Majani D'Inguimbert

Un stand dédié à l’innovation et à la résilience


Sur son stand (Hall 5.2 Stand D015), Veolia proposera une immersion dans ses solutions phares pour une agriculture durable et résiliente. Les visiteurs pourront découvrir des démonstrations interactives, des études de cas exemplaires et des témoignages d’agriculteurs et de collectivités ayant adopté des approches innovantes. Parmi les thématiques mises en avant :

  • La réutilisation des eaux usées traitées (REUT) : Une solution stratégique pour sécuriser les ressources en eau et soutenir les agriculteurs face aux crises hydriques.

  • La méthanisation : Transformer les biodéchets en énergie locale et en fertilisants organiques.

  • Les fertilisants durables issus des déchets organiques : valoriser les ressources locales pour régénérer les sols, décarboner l'agriculture et renforcer la souveraineté alimentaire.

  • Les boucles circulaires territoriales : Intégrer eau, énergie, sol et alimentation dans des systèmes durables et résilients.



La REUT : une réponse aux défis de l’eau


Un contexte de crise hydrique


La France traverse une période de rareté hydrique sans précédent. Selon une étude récente de l’Institut Terram, certaines régions pourraient perdre jusqu’à 40 % de leur disponibilité en eau estivale d’ici 2050. Les Pyrénées-Orientales, l’Aude et le Grand Narbonne figurent parmi les territoires les plus touchés, avec des impacts majeurs sur l’agriculture, notamment la viticulture, un pilier économique et culturel de ces régions.


Face à cette situation, la REUT s’impose comme une solution stratégique pour répondre aux besoins des agriculteurs tout en préservant les ressources naturelles. En réutilisant les eaux usées traitées pour l’irrigation, cette technologie permet de réduire les prélèvements en eau douce, de valoriser les nutriments présents dans les eaux usées et d’améliorer la fertilité des sols.


© Médiathèque VEOLIA
© Médiathèque VEOLIA

Des projets concrets


Veolia présentera au SIA 2026 des exemples concrets de projets de REUT déjà en place :

  • Argelès-sur-Mer : D’ici 2026, 1,3 million de m³ d’eaux usées traitées irrigueront 700 hectares de vergers et de cultures, soit l’équivalent de cinq mois de consommation d’eau potable pour la commune.

  • Narbonne : 80 hectares de vignobles sont déjà irrigués avec de l’eau recyclée, économisant 61 000 m³ d’eau potable chaque année, tout en produisant des amendements organiques pour enrichir les sols.




Ces initiatives démontrent la faisabilité technique et la pertinence environnementale de la REUT, même dans des contextes de forte concurrence entre usages (agriculture, tourisme, habitat, préservation des milieux naturels).


Un enjeu pour les collectivités et les élus locaux


Pour les élus locaux, la REUT représente une opportunité unique de renforcer la résilience de leurs territoires face aux crises hydriques. En intégrant cette solution dans des boucles circulaires territoriales, les collectivités peuvent non seulement sécuriser les rendements agricoles, mais aussi valoriser les ressources locales et répondre aux attentes des citoyens.


Cependant, des défis subsistent :

Acceptation sociale : Plus de 50 % des agriculteurs expriment encore des doutes sur la sécurité de l’eau recyclée.


  • Viabilité économique : Pour 80 % des agriculteurs, les investissements nécessaires restent un frein majeur.

  • Simplification réglementaire : Les cadres législatifs doivent évoluer pour encourager l’adoption de la REUT et clarifier son intégration dans les quotas de prélèvement.


Le SIA 2026 sera l’occasion pour Veolia de dialoguer avec les élus et les parties prenantes afin de lever ces freins et de co-construire des solutions adaptées aux spécificités locales.


Un appel aux élus : construire ensemble l’agriculture de demain


Chers élus, le Salon international de l’agriculture 2026 sera bien plus qu’un simple événement :

ce sera une opportunité unique de découvrir comment Veolia peut vous accompagner dans la mise en œuvre de solutions innovantes pour vos territoires.


Rejoignez-nous sur le stand Veolia (Hall 5.2 Stand D015) pour explorer nos solutions, échanger avec nos experts et participer à des ateliers interactifs. Ensemble, relevons les défis de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture durable, et construisons un avenir résilient et respectueux de l’environnement.



Le Journal des Départements n°52 - Février 2026


L’année 2025 marque un tournant pour MonSenior. Dans un contexte de vieillissement accéléré de la population et de fortes tensions sur les solutions d’hébergement, l’accueil familial s’impose comme une réponse complémentaire, humaine et territoriale entre le domicile individuel et l’EHPAD. Cette année a confirmé la pertinence du modèle porté par MonSenior et son inscription durable aux côtés des Conseils départementaux et des acteurs du logement social.



Un modèle innovant au service des territoires


La singularité de MonSenior repose sur le développement de maisons d’accueil familial à taille humaine, au sein desquelles vivent un accueillant familial professionnel, agréé par le Département, sa famille et trois personnes âgées. Ce cadre de vie permet un accompagnement continu, sécurisant et profondément ancré dans le quotidien, favorisant le lien social, la stimulation et la qualité de vie.


MonSenior intervient sur l’ensemble de la chaîne de valeur : conception et aménagement des habitats, gestion des lieux de vie, accompagnement social des accueillants familiaux, coordination avec les partenaires médico-sociaux. Cette approche intégrée positionne l’entreprise comme un tiers de confiance pour les Départements et comme un catalyseur d’innovation en faveur de l’accueil familial, contribuant à structurer et à valoriser cette solution appelée à se développer fortement.


Une année de déploiement et de consolidation


En 2025, MonSenior est passé de 2 à 11 hameaux ouverts, représentant 33 maisons d’accueil familial et près de 100 places d’hébergement. Initialement implanté dans l’Ain, le modèle s’est déployé vers plusieurs départements d’Auvergne-Rhône-Alpes, tout en préparant son essaimage vers d’autres régions comme la Bourgogne-Franche-Comté et la Nouvelle-Aquitaine.


Au-delà des indicateurs de développement, plus d’une centaine de séjours ont été organisés, à l’origine de belles histoires de vie.


« Vivre chez soi, l’isolement et l’insécurité en moins » tels sont les bienfaits de cette solution plébiscitée par les Français.


Marthe a 95 ans, elle a ressenti un profond sentiment d’isolement. Après plusieurs séjours temporaires, Marthe a recherché plus de sécurité et de lien social au quotidien.


Elle a alors décidé d'intégrer une maison MonSenior de manière pérenne. "Lorsque j’étais chez moi, je supportais mal la solitude. Ici, il y a toujours quelqu'un avec qui papoter, je ne suis plus seule."- Marthe


À 86 ans, Robert a trouvé un nouveau lieu de vie dans une maison d'accueil familial située à 5 km de chez lui. Après le décès de son épouse et avec l’évolution de sa maladie d’Alzheimer, sa fille a cherché une solution pour lui assurer un accompagnement continu. "Je suis ravie parce que malgré sa maladie il est dehors, il jardine, il vit quoi ! Pendant quelques années avec ma maman ils ne bougeaient plus, ils avaient restreint leurs interactions sociales notamment à cause de la perte d'autonomie.

Là, il est plus sorti en quelques mois qu'en 4 ans." - Fille de Robert


Ces histoires de vie illustrent concrètement la capacité de l’accueil familial à prévenir l’isolement, à sécuriser les parcours et à redonner une place centrale au lien social, tout en respectant le choix et le rythme des personnes accompagnées.


Poursuivre l’impact


En 2026, MonSenior entend poursuivre le déploiement de son modèle social dans de nouveaux territoires, notamment dans les Pays de la Loire, en Normandie et dans les Hauts-de-France.


Cette trajectoire s’inscrit dans une ambition claire : contribuer à un déploiement national de l’accueil familial d’ici 2027, en partenariat étroit avec les Conseils départementaux et les organismes de logement social.


L’objectif demeure inchangé : renforcer l’impact social de l’accueil familial, valoriser les métiers du prendre soin, développer des solutions de proximité et offrir aux personnes en perte d’autonomie une véritable liberté de choix. À travers cette démarche, MonSenior souhaite continuer à participer activement aux transformations attendues des politiques du Grand Âge, au service des territoires et de leurs habitants.



Le Journal des Départements n°52 - Février 2026


Face à la désertification médicale qui touche de nombreux territoires ruraux, le Département du Jura a fait le choix d’agir avec rapidité et audace. En inaugurant, le 1er avril 2025, un cabinet médical éphémère à Val Suran, le Département a posé les bases d’un modèle inédit, souple et immédiatement opérationnel. Plébiscité par les habitants et salué par les institutions de santé, ce dispositif a retenu l’attention du jury, qui lui décerne cette année un D d’Or de la Santé. Une distinction qui récompense à la fois l’innovation, l’efficacité et la capacité d’un territoire à protéger ses habitants, même dans un domaine qui ne relève pas directement de sa compétence.


Répondre à une urgence : recréer un accès aux soins là où il n’y en a plus


Dans certaines zones du Jura, le départ d’un médecin plonge immédiatement des milliers d’habitants dans un vide médical total. Le constat est alarmant : plus de 40 % des médecins libéraux du département ont plus de 55 ans, et les successions restent difficiles. C’est dans ce contexte que le Conseil départemental, en lien avec l’Ordre des médecins, l’ARS, la CPAM et la commune de Val Suran, a choisi de réagir.


Le principe du cabinet éphémère est simple et redoutablement efficace. Il s’agit de mettre à disposition un cabinet complet et fonctionnel dans les zones dépourvues de praticiens, en mobilisant des médecins vacataires—jeunes, retraités ou en transition professionnelle—directement rémunérés par le Département. La coordination entre les institutions permet une mise en œuvre rapide et sans lourdeur administrative. Ce dispositif assure une continuité immédiate du suivi médical, évite les ruptures de soins et limite le recours massif aux urgences.


Val Suran : un laboratoire de proximité au service des habitants


Le premier cabinet éphémère a été installé à Val Suran, commune jusque-là totalement dépourvue de médecin. Trois praticiens s’y relaient désormais pour assurer des consultations régulières, redonnant aux habitants un accès médical essentiel et une forme de sécurité sanitaire retrouvée.


Cette présence, même temporaire, recrée du lien, maintient la confiance envers le système de santé et prépare l’arrivée d’un praticien pérenne.


Le projet a été pensé pour être réplicable, activable partout où se manifeste une carence médicale, et toujours en respectant la médecine libérale existante : le dispositif n’intervient que dans les zones totalement dépourvues de médecins.


Un geste politique fort dans un domaine non obligatoire


Si la santé n’est pas une compétence obligatoire des Départements, le Jura a décidé d’agir. Pour les élus, impossible de rester spectateurs alors que l’accès aux soins devient un facteur d’inégalité territoriale.


Le Président du Département, Gérôme Fassenet, rappelle que l’accompagnement des habitants, notamment en matière d’autonomie et de politiques sociales, ne peut être dissocié d’un lien solide avec la médecine de ville.


Ce choix politique témoigne d’un sens aigu de la responsabilité territoriale : là où l’État et les structures classiques ne suffisent plus, le Département prend le relais pour garantir un accès équitable aux soins, au nom de la proximité et de l’égalité des chances dans les territoires ruraux.


Un dispositif salué pour son efficacité, sa réactivité et sa simplicité


L’une des forces du cabinet éphémère est sa capacité à être mis en place rapidement, grâce à une coordination exemplaire entre les partenaires. Les habitants de Val Suran ont accueilli cette initiative avec soulagement et enthousiasme, voyant enfin revenir une offre de soins de proximité. Pour le jury, cette réactivité exceptionnelle et l’impact immédiat du dispositif en font un modèle inspirant pour d’autres territoires confrontés aux mêmes difficultés.


Une solution transitoire pour préparer l’installation d’un médecin : 1 500 patients accueillis depuis son ouverture


Le Cabinet éphémère n’a pas vocation à remplacer les praticiens sur le long terme.


Il doit être un trait d’union vers une solution pérenne, en maintenant un suivi médical continu le temps qu’un nouveau médecin s’installe.


A Val Suran, le Cabinet médical éphémère a trouvé son public puisqu’il enregistre une belle fréquentation. Après sept mois d’activité depuis le 1er avril, 1500 patients ont été accueillis.


Ce modèle novateur pourrait ainsi être reproduit dans d’autres zones rurales, à la fois dans le Jura et au-delà, dans une logique de coopération interterritoriale.


En créant un cabinet médical éphémère, le Département du Jura démontre qu’il est possible de repenser les politiques publiques locales pour répondre aux urgences les plus critiques. À la croisée de l’innovation, de la solidarité et du courage politique, cette initiative apporte une réponse concrète à la crise des déserts médicaux et ouvre la voie à de nouvelles formes d’action territoriale. L’attribution du D d’Or de la Santé vient consacrer un projet exemplaire, capable d’inspirer de nombreux autres territoires confrontés aux mêmes enjeux.



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