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Pierre Girin, Directeur de cabinet du conseil départemental du Rhône

  • 3 févr.
  • 2 min de lecture

Portrait rédigé par : Jean-Philippe Delbonnel, Rédacteur en Chef du Journal des Départements.



Pierre Girin appartient à ces professionnels dont la trajectoire s’inscrit dans la durée plutôt que dans la rupture. Directeur de cabinet du Département du Rhône depuis 2024, il incarne une forme particulière de savoir-faire territorial : la compréhension intime de l’institution et de son département, le sens des processus et la capacité à tenir le fil des décisions dans le temps.


Entré au Département du Rhône en 2015 comme chargé de groupe, il rejoint le cabinet un an plus tard. Il gravit en dix ans les étapes successives du cabinet. D’abord l’adjoint, ensuite le chef, puis le directeur. Non pas au gré des alternances, mais par consolidation progressive. Ce chemin signale quelque chose de rare : une légitimité bâtie sur la compétence, la proximité avec l’exécutif et la connaissance du territoire.


Le Rhône, depuis la création de la Métropole de Lyon en 2015, est un territoire particulier. Département recomposé, recentré sur un périmètre périurbain et rural, il a dû réinventer ses politiques publiques, ses équilibres et son identité. Dans ce contexte, le cabinet n’est pas seulement un outil politique ; il devient un organe de médiation, de repositionnement territorial et de proximité.


Pierre Girin y excelle par une vertu discrète : la maîtrise. Maîtrise des dossiers, des procédures, des arbitrages, mais aussi des rythmes institutionnels. Le cabinet n’est pas chez lui un espace de mise en scène, mais un lieu de coordination. La politique y prend la forme du travail bien fait au service des habitants.


À côté de ses fonctions, Pierre Girin enseigne les humanités politiques à HEIP. Le détail n’est pas anodin. En transmettant, il formalise ce qu’il a appris dans la pratique : les relations entre élus et administration, la fabrication des décisions publiques, la rhétorique et la communication politique. C’est une forme de maturité professionnelle que peu revendiquent, et que l’on remarque d’autant plus qu’elle se fait sans emphase.


Le portrait de Pierre Girin se lit dans cette cohérence : sérieux, organisé, solide dans le temps, peu enclin au spectaculaire. Un directeur de cabinet qui considère l’action publique comme une architecture qu’il faut assembler, maintenir, corriger et faire évoluer. Une fonction qui demande plus de constance que d’éclats, et où la continuité vaut parfois plus que le mouvement.

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